amarrage cyclonique. au cas ou ...

Petite anecdote au sujet des mouillages pendant un cyclone (cela peut servir)
Ayant resté 3 ans à St Martin et îles vierges, j’ai eu (l’honneur) de rencontrer ces drôles de truc nommés cyclone. Voici comment je m’en suis sorti :

Le premier : j’ai pris la mer 2 jours avant vent arrière pour l’évité et vous allez rire …… Je suis revenu VENT ARRIERE après son passage.

Le second à quai à Marigot : j’avais éloigné de 5 mètres le nez de mon voilier du quai. 2 amarres avant, 2 à l’arrière, et 2 DE CHAQUE COTE. plus plein de pneu autour (à cause des autres voiliers proches) 3 voiliers ont coulés par l’avant autour de moi… Je n’ai rien eu…Précision, les ancres de côté y ont été beaucoup.

Le troisième aux ils vierges Américaines : Ne sachant ou me mettre (les ports étaient pleins) j’ai jeté mon voilier à hurricane caye dans une mangrove
J’ai tissé une vraie toile d’araignée autour. Pour l’arrière j’ai mis toutes mes ancres plus des amarres autour de rochers à quelques mètres de profondeur.
Tout a tenu.
Ps les voiliers amarrés autour ont tous dérapés.

Le dernier, je suis parti 3 jours avant… Au Véneze

Je ne sais pas si cela peut vous servir, ce n’est que mon petit vécu…
Ne me demandez pas quelles ancres javais... Cela n'a vraiment plus d'importance à ce niveau

:-D
c'est la démerde
Daniel

L'équipage
10 août 2004
10 août 2004
0

c'était quoi tes ancres?
des spade?

10 août 2004
0

Ah Non !
On va pas relancer le débat :-)

10 août 2004
-1

Mais oui,
Ca va faire venir AdH :-D :-D :-D :-D :-D :-D

10 août 2004
0

je preferai
faire venir VdH

10 août 2004
0

VdH
je savais pas qu'il utilisait de spades lui aussi :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D :-D

11 août 2004
0

dicton
spade

S urtout P as s'A ncrer DE spoir
Bon je blague, me suis jamais servi de cette ancre...
Mais c'est peut être un bon lest pour la quille ??? :-D

11 août 2004
0

Attention à rester en vie ...
Il faut quand meme savoir que certains ont perdu leur vie dans des cyclones.
A coté de cela, l etat du bateau me parrait secondaire... et je prefere rappeler que :
1/ il est maintenant souvent interdit de rester à bord pendant un cyclone, et je suis tout à fait d accord des que c est un echelle 2 ou plus.
2/ il faut PREPARER l arrivée du cyclone (soi, son bateau, au mieux) et sauver sa vie (se planquer) pendant le cyclone : donc sortir en mer moins de 3 jours avant son arrivée est aussi raisonnable que prendre une autoroute en sens inverse (certain y arrive tres bien).
Je ne conseillerai donc pas les cas "premier" et "dernier" de Daniel, qui a eu plus de chance que d autres ...

11 août 2004
0

je m'insurge :-D
Il n'y a rien de plus raisonnable que de partir 3 jour avant... DANS LE BON SENS EVIDEMMENT.

Il est stupide de laisser son bateau se faire casser par un cyclone et surtout par les autres voiliers qui dérapent. Je sais de quoi je parle pour en avoir vécu plusieurs.
Le dernier en date pour moi, BERTHA, a tout de même cassé dans la marina, le lagon et au mouillage 73 bateaux , des catas se sont soulevés comme des crêpes ayant envies de voler.

Je n'ai jamais vu un voilier avoir des problème en partant 3 jours avant. (je n'étais pas le seul ayant fait des émules)
Il est évident qu'il ne faut pas rester à bord de son voilier qauand on est amarré. Je n'ai jamais marqué que je l'avais fait... Pas fou ! :-D

Il est préférable en fait de ne pas être dans une région à cyclone à l'époque ou ils sévissent.

Je ne pense pas avoir eu plus de chance que d'autre. C'est une question de préparation.
J'étais le seul amarré à 5 mètres du quai. Le seul à avoir mis des ancres sur le coté (ce qui m'a bien servi à la reverse du cyclone. J'ai vu des voiliers avec une seule ancre dans le lagon.
Ils ont tous faient l'aller et le retour en dérapant et en allant se drosser sur les autres.

Je persiste à dire qu'il faut partir quand on le peut encore. (3 jours est un minimum bien sûr) mais suffisant si on connait le comportement des cyclones de la région.
amicalement
Daniel

11 août 2004
0

Fleurette je ne comprends pas
partir dans la bonne direction trois jours avant*

quelle est la bonne direction trois jours avant, étant donnée la grande incertitude sur la trajectoire du cyclone?

meme si on regarde la Règle 1-2-3 du NOAA, pour le troisième jour ils conseillent d'éviter la zone de 300milles de rayon autour du cercle des vents à 34nd, cela fait un cercle de 700-800milles de diamètre: je doute pouvoir faire 800 milles en trois jours avec mon bateau ;-)

11 août 2004
0

la bonne direction roberto
Pour la bonne direction, cela dépend de la latidude dans laquelle vous êtes. Nord ou sud.
exemple :
si tu es en hémisphère nord :
tu te sauves tribord amure. Garde toujours le vent dans le même sens.
ex: si tu est au nord ouest du cyclone.
Fait route au grand largue TA (pour l'hemisphère nord)

doucement tu t'éloignera.
de plus quand tu connais la région exemple :
caraibes (st martin guadeloupe )
90 % des cyclones remontent au nord 3 à 4 jours avant, vers st martin. trajectoire normale dû à la rotation.

l'idée est d'arriver au sud de la guadeloupe avant son arrivée et de descendre plus bas ensuite.

3 jours sont largement suffisant.

Il est evident qu'il ne faut pas partir dans l'hemisphère nord à l'est de la trajectoire cyclonique.....
Comme je le disais il faut connaître le comportement cyclonique général de la region ou l'on est. Etude très passionnante dailleurs...
Je peux essayer de vous faire un shéma mais je pense que d'autres ont dû faire cela mieux que moi sur des articles...
Bien cordialement

11 août 200416 juin 2020
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hmmm
avec un régime de vent résiduel peut etre encore de vents ENE je me vois mal aller vers le sud en gardant tribord amures
amha, la règle du tribord amures est valable comme dernier ressort pour les bateaux qui sont déjà en mer amha, et quand le vent dominant est déjà celui du cyclone: sortir d'un port ou d'un trou quand le vent déjà souffle en trajectoire cyclonique est déconseillé par la presque totalité des autorités

les stats du NHC sont claires- erreur dans la position du centre prévue à trois jours: 345milles pour la décénnie 89-89, 234milles en 1990-99 (méthodes numériques), c'est pour cela que dans la Règle 1-2-3 le cercle à éviter à tout prix devient de 600milles de diamètre à 72heures, bien au délà des capacités de nav d'un bateau normal

sauf etre déjà à Trinidad et Tobago ;-)

je mets le dessin de la règle 123 pour info

cordialement

11 août 200416 juin 2020
0

dessin plus grand
si je reussis...

11 août 2004
0

les regles.... les ecrits.... l'experience
Tu as surement raison. Mais...
mes constatations d'après mon vecu sont qu'il n'y a presque plus de vent n'y d'air AVANT le cyclone.... quant aux autorités... Jamais vu dans ces coins... Ils disparaissent avec le vent...
En tout cas, je ne suis pas scientifique mais j'aime le terrain et ce n'était que pour vous conter ma petite expérience réitéré 2 fois en partant...
Si je devais encore choisir à mon age ... Je ferais encore pareil. et sans hésitation.
Quoi que... à mon age on se sauve 3 mois avant de ces regions :-D
sagesse oblige...

11 août 2004
0

merci
d'avoir partagé ton experience, j'ai lu pas mal mais jamais vu réellement un cyclone jusqu'à maintenant, uqi sait un jour..

cordialement

11 août 2004
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bien volontier
heureux de te rencontrer un jour.

Precision : un cyclone. On a peur AVANT à cause de l'attente (tres longue ) et du silence. Et apres à cause des hommes qui font des pillages.
PENDANT on ecoute de la musique sur un transistor.

ce qui est le plus étonnant c'est au centre, quand l'oeil passe (Bertha) il fait beau, tout est calme et on crois que c'est fini. 4 heures apres cela recommence en plus fort et en sens inverse (d'ou l'idée de mettre des ancres de chaque côté du voilier,.
Ben voilà...

que cela ne vous empeche pas de repondre à ma question

"petit probleme de connection plomberie"
merci :-D

11 août 2004
0

Je ferais comme Fleurette...
...et beaucoup d'autres.Les cyclones sont annoncés dés qu'ils se forment en Atlantique Est ou central et si je me souviens bien d'Hugo en 89 (vécu en Guadeloupe/Trois-Rivières)arrivé le samedi, il était annoncé comme de gros calibre et possible sur l'île en début de semaine, puis préalertes de plus en plus précises à partir du mercredi.Dans cet exemple,il était fort possible de fuir de 300 ou 400 milles vers le sud avant l'arrivée de la bête, avec décision de le faire dès le lundi, ce qui était plus que suffisant pour être à l'abri (sachant que statistiquement les trajectoires du vortex s'orientent généralement dans le quart N.O).Je n'avais pas eu à me soucier d'un bateau pendant Hugo (heureusement:les emm...à terre suffisent)mais ayant vu le carnage de bateaux à Pte-à-Pitre,je n'hésiterais pas si c'était le cas.D'autant que: certains "trous à cyclone" n'en sont pas vraiment, comme l'Anse à la Barque, et qu'il est AMHA impossible de prendre les dispositions d'amarrage qui conviennent, en pleine marina,au milieu de centaines de bateaux.

11 août 2004
1

La sagesse est de ne pas etre dans la zone ...
Saison des cyclones de l'Océan Atlantique : 3 Mois critiques (8,9 et 10).
Juin=5%, Juillet=7%, Août=29%, Septembre=36%, Octobre=19% et Novembre=3%
J ai vecu un paquet de cyclones depuis 20ans, et en ai vu faire du sud, meme de l ouest !
Joyce en 2000 a fait du sud en arrivant sur les antilles et est passé à notre sud (de Grenade) et ceux qui ont cru la fuir en partant à TT l ont prise en plein milieu (mais ils ont eu la CHANCE qu elle se declasse).
Ceux qui ont vu la taille d Hugo, ou se rappellent que les vagues de Lenny ont fait des ravages de Bequia à Anguilla, ou se rappelle de Marilyn, Louis ... ne peuvent jouer les conseilleurs, surtout si c est avec des :
"j’ai pris la mer 2 jours avant"
"tu te sauves tribord amure"
car ils savent que cela peut etre criminel.
Je prefere retenir la conclusion :
"à mon age on se sauve 3 mois avant de ces regions ... sagesse oblige..." meme si la valeur n attends pas le nombre des années .
Meme si je fais tres attention, j ai souvent eu de la chance et n ai pas honte de l avouer.

11 août 2004
0

yep
partir c'est peut etre une solution pour les résidents à l'année, mais à part les résidents et les bateaux de charter, je ne vois aucune raison pour qqun en croisière tranquille de trainer dans ces coins là en mauvaise saison...

mieux vaut avoir peur que se faire taper dessus, comme dit la tribu de laches à laquelle j'appartiens :-p

11 août 2004
0

Dites moi si je me trompe
N'y conaissant pas grand chose et suite aux différents avis évoqué plus haut, j'ai fait une petite recherche internet et ai lu que La condition de latitude supérieure à 6 ou 7° empêche de croiser des cyclones sur les régions équatoriales.

Il y a environ 400 NM de Fort-de-France jusqu'en Guyanne qui correspond à + ou - ces latitudes "limites"

Donc depuis les antilles, en partant 3 - 4 jours avant et en faisant du sud il me paraît juste que l'on s'éloigne du cyclone????

Et les délais pour arriver sous ces latitudes "protectrices" me paraît raisonnable, non?

De plus il me semble qu'il n'y a pas besoin d'aller si loin, le Véné serait suffisant comme le dit fleurette puisque, toujours d'après la même source d'info:

Je cite: Sur les continents, il manque ce fameux carburant que sont les eaux océaniques chaudes, le cyclone étant bien essentiellement un phénomène maritime. Ainsi, pas de cyclone sur l'Afrique ou à l'intérieur des continents nord et sud Américains. Les cyclones qui abordent les terres, s'essoufflent rapidement et se dissipent en quelques heures, n'y laissant ensuite qu'une zone perturbée pluvieuse.

Mais bon il est aussi vrai que comme le dit si bien roberto, vaut mieux être un lâche vivant qu'un héros mort, et je me classe dans la 1ère cathégorie aussi.

Enfin c'est juste des intérogations perso sur ce sujet intéressant!

Cordialement

Farolito

11 août 2004
0

Farolito
j'aime bien ce sujet et je suis assez souvent la météo de la zone en temps suspectes

amha, le problème est que dans la mauvaise saison on voit partir du cap vert vers les caraibes pas mal de vagues tropicales à quelques jours de distance l'une de l'autre: quelques unes deviennent des cyclones, d'autres disparaissent, d'autres encore causent seulement un mauvais temps "maniable"; l'évolution dans un sens ou dans l'autre peut etre très rapide

si pour chaque vague il faut faire 600-700 milles aller retour, amha il faut avoir une très solide raison d'orbiter sur les caraibes en permanence, style y habiter

sinon, 300milles au sud aller simple, siroter un marguerita au venezuela me parait une plus agréable façon de passer le temps en observant de loin ces phénomènes jusqu'à une meilleure saison

:-)

11 août 2004
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Autre parametre à connaitre ...
Il faut aussi savoir que chaque année, il y a une dizaine (voire une douzaine) de cyclones et 2 fois plus de tempetes tropicales et 4 fois plus de depressions tropicales et 8 fois plus d ondes tropicales ... qui toutes partent plus ou moins du cap vert au cap 270 et remonte normallement au Nord juste avant d attaquer les Antilles...
Bref, tu es la quille et le cyclone est la boule de bowling ... quand aller à droite pour l eviter, quand à gauche, quand bouger ... c est un jeu pas simple. Et à J-4, impossible de savoir si le cyclone te tombera dessus ou fera du Nord, ou si la tempete cachée derriere n evoluera pas en cyclone. Meme la decision de se preparer n est pas simple (y compris pour les terriens : les alertes de niv 3 etant données souvent à h-12).
Et si tu pars à J-4 au premier phenomene et à chaque phenomene tropical, et bien tu restera toute la saison au sud (cqfd ?)...

11 août 2004
0

J ai repondu en meme temps que roberto ... et meme reponse !
Bon, j ai relu un extrait de TT sur Joyce et comme il y a des prudents ici :

"Etant en période cyclonique, bien que statistiquement assez à l’abri d’un cyclone, car
par 12°N et 62°W, j’écoute et note quotidiennement les météos. Nous sommes le 27 septembre
2000 et le cyclone Isaac, de classe 3 (violent cyclone), est par 20N47W. Il ne nous concerne
donc plus, mais nous suivons son évolution depuis plus d’une semaine, durant laquelle il est
passé par les phases habituelles d’onde, de dépression, de tempête pour finir cyclone.
Heureusement tous les phénomènes n’évoluent pas comme cela. La plupart des ondes restent
des ondes, et suivent le cap normal vers l’ouest, du Cap Vert aux Antilles.
Isaac a eu la bonne idée de rester à notre Est et d’être remonté vers le nord assez tôt, sa
trajectoire était donc rassurante, du moins pour nous ! Et ce matin, ils annoncent aussi une
nouvelle, Joyce ! Les cyclones sont nommés les uns après les autres, dans leur ordre de
création, et par ordre alphabétique d’une liste prédéterminée. Sa position est 12N38W, ce qui
est très inquiétant ! Je relis mes notes et la retrouve, cachée derrière Isaac ! En effet, hier elle
était en 11N33W avec un « J » devant, donc déjà nommée.
A raison de 5°W par jour, dans 4 jours, elle est sur nous. Quoique normalement, les
cyclones font un peu de nord avant d’arriver aux Antilles. Cela dit, on commence à se poser
des questions les uns aux autres, et les annexes tournent anormalement dans notre mouillage
habituellement calme. En cumulant et analysant toutes nos météos de différents pays, on
complète ses informations personne lles.
Je fais mon compte à rebours et si je veux être paré, dans un abri anti-cyclonique, il
faut partir demain. Sans y croire, je me dis que si elle ne fait pas de nord, j’irai à Port Egmont,
tenter de protéger mon bateau, au cas où … mais bon, elle va faire du nord, au moins 2
degrés ? Les autres sont calmes. N’y pensons plus. Et puis, c’est l’occasion de ranger le
bateau. OK, j’y pense quand même !
Le lendemain matin, c’est la douche glacée, elle est par 12N42W, et arrive donc droit
sur nous. Elle fait du cap 270° à une vitesse de 10 Nœuds et fait 4° de diamètre. Aie ! Je reste
consterné. Ce n’est pas possible. Si, toutes les météos concordent. Moi, ma décision est prise,
je pars au plus tôt. Mais avant, je passe faire le tour des bateaux pour avoir des informations
auprès de ceux qui en ont plus que moi et en donner à ceux qui en ont moins, voire pas ! La
plupart refusent l’évidence et ne savent pas quoi faire.
Après avoir rangé Goto et le préparer à prendre la mer, j’appareille. Comme toujours
dans ces cas là, le guindeau refuse de monter l’ancre, ce que je dois donc faire à la main. Bien
plus grave, mes batteries sont à plat et ne se rechargent plus, alors que le moteur fonctionne !
S’il cale, je suis cuit ! Le coin est dangereux et un cyclone arrive ! Quel pied !
Néanmoins, j’arrive dans la baie et suis agréablement surpris de constater que je ne
suis que le septième bateau, on a donc de la place. En effet, un des plus grands dangers en cas
de cyclone, même dans un abri anti-cyclonique est de se faire écraser par un autre bateau. A St
Martin en 1995, c’était un vrai cimetière car il y avait beaucoup trop de bateaux dans le lagon.
Je fais le tour des bateaux présents pour savoir ce qu’ils en pensent et ce n’est pas rassurant.
Triptyque Tropical 97
On analyse, réfléchit et … tentons de rester calmes ! Je me dis qu’elle va faire du nord,
comme les autres cyclones. On se rassure, mais on est inquiets. Un cyclone ne se prend pas à la
légère, on peut y perdre son bateau, voire sa vie. A midi, tout le monde attend la nouvelle
position, quelque chose comme 14N44W. Le verdict tombe, c’est 11N45W ! C’est l’enfer. Elle
a fait du sud au lieu du nord. Joyce est une tordue, on la hait déjà. Cachée derrière Isaac, elle
arrive sans faire la route normale ! Comme une boule de bowling et nos bateaux sont les
quilles.
L’après-midi, je cherche le problème de batteries qui peut-être dramatique si mon
moteur ne peut plus démarrer. Je trouve l’alternateur déboulonné, la courroie par terre ! Je
répare et redémarre pour charger mes batteries. Un problème de résolu. Puis je commence à
préparer Goto et chercher une place collée à la mangrove. On agit et on se prépare au pire. Les
bateaux commencent à arriver, les uns après les autres. Ce soir, on est 14. Les gens sont
sympathiques et Luna, n’ayant jamais vécu d’alerte cyclonique, m’invite à dîner à son bord.
Tout en s’y préparant, on ne peut s’y résoudre. L’optimisme des débutants remonte le
moral des plus expérimentés, qui leur expliquent comment se préparer. On va se coucher en
espérant qu’elle finira bien par faire du Nord. Pas facile de dormir alors que la baie est calme,
un lac … le calme avant la tempête.
Le 29 septembre à 7h40, Joyce est par 10.5N47.5W, et souffle environ à 90 Nœuds,
soit un vent de plus de 160 kms/ heure. L’appellation tempête commence à la moitié de ce vent
et nos anémomètres ne vont que jusqu’à 65 Nœuds, soit force 12 ! 90 Nœuds, les femmes et
les enfants d’abord ! Je laisserai Goto tout seul. Ils m’ont demandé si j’allais rester à bord
durant le cyclone. S’il est « petit », jusqu'à 80 Nœuds, je reste à bord. Au-delà, sachant qu’en
plus je ne pourrais rien faire pour sauver Goto, je sauve ma peau et vais m’abriter à terre.
De suite après la météo, on prépare les manœuvres. On décide de prendre sa place dans
l’ordre d’arrivée dans la baie et de s’aider mutuellement. Le premier prend la meilleure place,
entre l’îlot et la mangrove, le second suit … et tout se passe assez bien. A mon tour, j’ai choisi
une place collée de l’autre côté de l’îlot, pour avoir des aussières sur tous les angles.
La manœuvre n’est pas facile et, malgré l’assistance des autres, cela dure un peu. Et
d’autres bateaux arrivent de l’extérieur. Un idiot pris de panique vient mouiller à côté de moi,
là où Luna aurait dû être. Comme Luna m’aidait à manœuvrer, le goujat en a profité ! Je suis
d’autant plus furax que c’est Luna qui en fait les frais. La tension est montée d’un cran. Les
manœuvres suivantes se font avec plus d’empressement. Goto étant à peu près en place, je vais
aider les autres.
On met une ancre assez loin, et recule jusqu’à la mangrove où on s’attache. Mais
accéder à la mangrove n’est pas facile et à la fin de la matinée, je suis plein d’écorchures.
Cependant, mon « clan » est en place. Impossible d’aider tout le monde, je n’aiderai donc que
ceux arrivés la veille et qui sont proches de Goto, ainsi que mes amis. Je dois préparer mon
bateau, mettre d’autres ancres et l’attacher de partout. Au total, j’ai réussi à mettre 10 points de
fixations, presque sur tous les secteurs.
98 Triptyque Tropical
En allant attacher une amarre sur l’îlot, je rentre dans la mangrove jusqu’à trouver une
grosse racine. Je passe alors ma corde à bout de bras et suis surpris que ma corde bleue soit
noire ! Au contact, je recule ma main de la « corde noire », car la mienne est bien bleue. Avec
le bruit typique, je vois ma corde bouger et une tête de gros serpent se lever. C’est un Mamba
de plus d’un mètre. Heureusement, il part dans l’autre sens, assez énervé de toute cette
agitation. Normalement, j’aurais eu très peur, ayant horreur des serpents, mais ce jour là, mon
adrénaline devait être au plafond, et je continuai d’attacher ma corde bleue, en veillant que cela
tienne bien.
L’île étant connue pour ne pas avoir de serpent, j’informe les autres de ma rencontre et
bientôt mon voisin voit aussi un beau Python de plus d’un mètre, tout près de son bateau.
Après quoi, on se méfiera et fera plus de bruit avant d’attacher nos amarres.
Dans l’après-midi, les bateaux rentrent dans la baie à la queue leu leu. Et les
manœuvres n’arrêtent pas. La tension remonte encore d’un cran car toutes les bonnes places
sont prises. J’ai laissé Goto un peu décollé de la mangrove exprès pour ne pas être coincé par
un nouvel arrivant, et me recollerai à la mangrove au tout dernier moment. Les deux bateaux
les mieux placés et les mieux attachés sont mon Euros et un Kirk, les deux seuls Amel !
Chacun d’un côté de l’îlot. Une fois le bateau bien attaché de partout, je peux me détendre un
peu.
Le soir, j’invite les gens des bateaux arrivés la veille au ti-punch sur Goto. J’ai bien sûr
été faire remarquer au bateau venu prendre la place du Sun kiss qu’il avait mal agit et aurait pu
demander avant, on l’aurait même aidé. Il est sincèrement désolé, mais était paniqué, avec une
femme et un bébé à bord, navigateur débutant, il a un peu perdu les pédales. Il propose même
de bouger, même si c’est clairement trop tard, on est maintenant 40 bateaux dans la baie
d’Egmont.
Maintenant que nos bateaux sont bien attachés dans le meilleur abri anticyclonique des
Antilles, on a l’impression d’avoir fait le plus dur et d’être prêts. De plus, en fin de journée, les
dernières météos que certains ont reçu annonçaient une baisse de la puissance de Joyce.
Quelques punchs aidant, on retrouve le moral. Je m’inquiète de l’absence de certains amis,
comme Ocean Magic, que je pense être à Caliverny Harbourg. Impossible de se contacter à la
VHF, avec ces reliefs, cela ne passe pas.
Le 30 septembre au matin, Joyce est par 10N52W mais ne souffle plus qu’à 60 Nœuds,
soit une bonne tempête, rien de comparable à un cyclone. En plus, elle devrait passer à notre
sud, vers Trinidad. Mais on reste méfiants, car elle n’est pas très catholique, cette Joyce. Les
bateaux continuent d’arriver et cela fait peur quand ce sont les énormes bateaux pays. Après
quelques péniches, dont une a bien failli se mettre à côté de Goto, est arrivé le « Carnaval
Queen », qui fait 2 étages, avec une grosse prise au vent.
Il a tourné en rond, comme le barillet lors d’une roulette russe, et s’est décidé sur une
place. Ceux qui étaient autour ont dû repartir ailleurs. La tension étant au maximum, de leur
faute. Les catamarans pays de day-charter ont suivi. Et ces bateaux là ne sont pas des bateaux
de propriétaires. Les employés posent le bateau, l’attachent un peu et s’en vont !
Triptyque Tropical 99
Nous continuons de préparer nos bateaux, rangeons tout ce qui peut l’être, les voiles,
les accessoires, tout ! Je démonte même la bôme du mât d’artimon. Ma cabine arrière est
pleine de bazar. On installe les pare-battages et des amarres de secours. L’île étant en alerte
cyclonique, on a des météos presque toutes les heures. On la suit à la trace. Et c’est une grande
joie que d’apprendre qu’elle est déclassée Tempête Tropicale ! On est tout content de se
prendre une tempête, comme quoi, tout est relatif !
Un Joshua en acier, copie du bateau de B Moitessier, nous demande de se mettre entre
Goto et mon voisin (de l’autre côté, j’ai l’îlot comme voisin !). Mon voisin, celui-là même qui
avait forcé sa place, refuse de lui répondre. Moi, je pose mes conditions, la sécurité de mon
bateau étant liée au sien s’il s’installe à côté. Comme son skipper, que j’avais déjà croisé lors
de mon carénage, semble compétent et prêt à satisfaire mes conditions (2 ancres devant, 4
aussières derrière minimum et bien sûr, collé à toucher la mangrove), j’accepte.
Comme on est dans la même galère, je l’aide à s’installer. Même si le Joshua est bien
installé, mon ex voisin n’est pas content d’avoir un lourd bateau en acier à côté de son bateau
en plastique. De toutes manières, on est bien forcé de se tasser un peu pour accueillir les
derniers arrivés.
Mon ami Boudiou arrive tard de Carriacou et ne sait s’il doit partir vers le sud ou
rester. Vue la trajectoire que l’on connaît par cœur, et qu’il a un faible moteur peu fiable sur
son catamaran, on lui conseille tous de rester et l’aide à s’installer. Il est seul à bord. On lui
donne tous un sérieux coup de main pour caler son bateau, l’attacher et mettre les ancres. Il y a
maintenant 66 bateaux dans cette baie habituellement déserte et qui ressemble ce soir à une
Marina !
Le 30 au soir, Joyce est par 11N57W, elle va vite, mais (et donc) se dégonfle (vents
moins forts près de l’œil). Etant donnés sa vitesse et son cap, elle sera ici cette nuit. Elle va
nous passer dessus, pile poil ! Dernière tournée des punchs, dont une belle dégustation sur un
TrisFer. Et après les ultimes mises au point, qui vont de rapprocher Goto du bord, en forçant
aux Winchs, au remplissage d’eau dans l’annexe, pour éviter qu’elle s’envole.
En pleine nuit, quelqu’un crie, « She is coming ». On sait tous de qui il parle, Joyce !
Et comme un énorme grain, un mur d’eau arrive en pluie, dans un bruit inimaginable. On
entend le mur arriver avec une précision de quelques mètres malgré la nuit. Le voilà sur nous.
Il pleut à verse, et cela fait du bruit, mais pas de rafale violente. J’attends un peu, et comme
cela reste stable, je retourne me coucher !
Au matin du 01 octobre, Joyce est là, entre 11N61W et 12N62W. Il pleut comme une
mousson d’Asie du Sud-Est mais il y a peu de vent. En plus, on est paré pour un cyclone et ici,
les anémomètres auront du mal à atteindre les 40 Nœuds. On serait presque déçus. Tout ce
travail pour cela, « on aurait au moins voulu 60 Nœuds », plaisante-t-on. Je fais des crêpes et
nettoie l’intérieur de Goto, faute de pouvoir sortir dehors, sous la douche Joyce !
100 Triptyque Tropical
Il m’a fallu deux jours de travail pour remettre Goto en état prêt à naviguer, à ajouter
aux trois de préparation à Joyce, elle nous aura bien fait suer ! Je retourne à Caliverny Island
chercher des amis venus de Métropole."

11 août 2004
0

oui mais pas tout à fait
tu n'as pas dit quel est le cocktail que tu préfères..

:-D

11 août 200416 juin 2020
0

Autrement dit,
Soit je vis sur place en longue période sans travailler,je tiens à mon bateau (je vis dessus), et j'ai le loisir de changer d'air à la demande (par exemple, au Vénèze de juillet à novembre);soit je bosse (sur place ou ailleurs),donc je peux pas bouger le bateau à la moindre alerte (et suis bien assuré)et grosso modo, j'attends que ça passe.Ceci pour compléter mon post plus haut.Et une petite pensée pour les gestionnaires de flottes de loc., qui sont dans le deuxième cas...
Dans cette mesure, il n'y a pas de contradiction, à mon sens, entre l'analyse de Fleurette et celle de T.T.
Pour finir, une tite image du timing de Hugo (c'est vrai que l'alerte 3, pour Hugo,avait été donnée la veille pour les terriens,ce qui leur laisse le temps d'acheter des clous, de la flotte et des piles) mais quand on a un canot dans le quartier on s'informe bien plus en amont,en mauvaise saison).

11 août 2004
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precisions pour roberto ...
Apero : planteur Maracudja = 1/5eme de 50d agricole + 4/5 jus de fruit de la passion (Royal ou Caresse Antillaise).
Digestif : punch vieux miel : un fond de miel dans un rhum vieux (3 rivieres).
Au sud de Grenade, c est surtout "the nutmeg way of life" : noix de muscade à toutes les sauces ... y compris pour le ti punch !

11 août 2004
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Un truc qui se confirme au fil des années
sur NOAA il y a une carte de la température des eaux chaque jour.
Il "semblerait" que ondes dégénèrent rarement en cyclone si la température de l'eau n'excède pas 27°- 28°.
La route probable est d'ailleurs maintenant déduite directement de cette donnée.
Au démarrage d'une dépression tropicale, il est possible de "prévoir" son évolution et la route probable en regardant une carte des températures.

La principale utilisation que je vois à cette carte c'est justement de voir que tant que les eaux sont encore froides (&lt27°) au milieu de l'atlantique, les risques sont minimes. Dès que l'on passe à 28° au milieu de l'atlantique, il est à peu près certain que "la saison" a réellement débuté et que rien n'arretera "la Pompe".

C'est le bon moment pour descendre au Sud (Trinidad plutôt que le Venez)car on a au minimum 5 à 6 jours devant soi :-).

On ne remontera que vers fin octobre ou début novembre, quand la température de l'eau des cara¨bes sera descendue au dessous de 26°-27° et pas avant. Attention aux cyclones de fin de saison qui ont souvent des routes beaucoup plus aléatoires dues au manque d'énergie collectée en cours de route ( ils démarrent souvent de la mer des caraïbes direction ENE - NE et font des 180° comme un rien ).

11 août 2004
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bravo evenkeel
tu as tout compris c'est exactement cela.
Il faut suivre la température de l'eau, ecouter les météo américaine TRES bien renseignées pour les caraibes... Hugo était largement prévisible depuis plusieurs jours mais annonçé comme dangereux sur les radio locale 1 jour avant.
Dans toutes les marinas du coin et pacifique également il y a une carte journalière de chaque tempête tropicale.. il suffit de suivre leur évolution et de comprendre qu'il va nous tomber dessus si l'eau est à 29 degrés.
En tout cas , ravi que le sujet vous plaise et merci de donner votre avis et vos points de vue
Daniel

12 août 200416 juin 2020
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Peu plus attendre
Je suis étonné que personne n'ait encore parlé d'El Nino, ce "petit" courrant parallèle aux côtes chilienne et de sa consoeur La Nina.
Il semblerait pourtant qu'il existe une corrélation entre la présence ou l'absence d'El Nino et le nombre et l'intensité des cyclones (atlantiques et pacifiques d'ailleurs).
Qui a des infos là-dessus ?

12 août 2004
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el nino
c'est un courant (jésus) au pérou. (il apparait dans ces environs)
c'est (je pense) le courant de humboldt qui s'inverse et devient chaud.
Cela a une énormle consequence sur la faune, la flore et le climat.
Il provoque des baisse barométrique au pacifique central et des hausses en australie.
Du coup les alizés sont tres faibles
Quand il est présent , les alizés sont plus faibles et il y a des vents d'ouest en zone equatoriale avec des eaux chaudes. La temperature de l'eau peut s'elevé tres rapidement en sa présence = cyclone.
d'apres ce que j'ai pu entrevoir il y a un el nino tous les 4 ans (environs)
entre ces période de nino les temperatures sont plus froides dans le pacifique.
Voici ce que j'ai pu tiré comme renseign,ements à ce sujet ici et là.
Ceci est une syntese...
Voici les changements auxquels on pourra s'attendre (ou qui sont déjà commencés, lors de la rédaction de cet article à la mi-août 97) dans diverses régions du monde.

Les eaux équatoriales au large de l'Amérique du sud sont déjà à 5C au-dessus de la normale et on s'attend à ce que cette hausse se poursuive dans les mois qui viennent atteignant un maximum entre les mois de février et avril 1998. À la fin août, la température de l'eau avait déjà atteint celle du pire El Niño du siècle. Les eaux du Pacifique près du Pérou sont 9 plus chaudes que normalement dérangeant la vie marine.
De l'eau chaude, ainsi que les poissons d'eau chaude tel que le thon, s'étendent au nord jusqu'après la côte californienne.
Au début d'août, le Pérou fut aux prises avec d'intenses tempêtes de neige. Par endroits, 1,5 mètres de neige couvrait le sol, accompagné de températures voisinant les -10C. Jamais autant de neige n'avait été vue auparavant. Environ 2500 alpacas ont été ensevelis sous la neige d'où il a été impossible de sauver ni la fourrure ni la chair de ces animaux.
La sécheresse est commencée en Indonésie et pourrait s'étendre jusqu'à la grande région australienne.
Le Pakistan et le nord-ouest de l'Inde sont dans un état de sécheresse relatif, alors que la mousson est sporadique dans certaines régions de l'Inde.
Le nord du désert du Chili a été inondé suite aux pluies abondantes qui sont tombées sur le centre et le nord de ce pays en mai et juin 97 (une année d'accumulation d'eau en 2 averses!).
Certaines régions de l'Amérique centrale commencent à ressentir un manque de pluie, cas anormal à ce temps-ci de l'année.
La sécheresse dans le nord de la Corée et quelques régions de la Chine.
Le temps humide et frais a recouvert le centre des États-Unis cet été et la sécheresse a régné sur des états "mid-atlantic".
le nombre de saumons du Pacifique diminuera .
dommages, voire mort, des récifs de corail dans l'océan Pacifique.
le nombre d'ouragans dans le centre du Pacifique augmentera.

Tout cela a déjà bien commençé me semble t-il...
Cordialement
Dan

12 août 2004
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petit chema pour mieux comprendre
petite conclusion et schéma sur 97
petite conclusion sur 97
(en esperant que la photo passe)

L’inversion des champs de pressions au niveau du Pacifique correspond à un affaiblissement relatif des pressions normalement mesurées à Tahiti et à une hausse relative de celles mesurées à Darwin (Australie).

Les vents et la circulation océanique de surface sont inversés entre ces deux régions ; les anomalies de température de la surface des mers et des océans, indiquées au début de ce travail, suggèrent que l'eau chaude en provenance de l'Ouest du Pacifique poursuit sa course au-delà de Tahiti, vers l'Est, où ce contre-courant élève le niveau moyen de l’océan en réchauffant sa surface.

12 août 200416 juin 2020
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voici le chema
si ca passe !!!!!

12 août 2004
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une idée sur qui provoque quoi ?
dans la serie c'est la poule ou l'oeuf ....
C'est ce courant chaud qui provoque tout ce binz, ou c'est autre chose qui fait que le courrant et le reste se sentent tout r'tourné ?
Et quoi ?

12 août 2004
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Mon experience d El Nino ...
me permet de savoir que 3 jours de vent d Ouest assez fort (4/5) arrivent parfois aux Antilles.
J ai pu ainsi me planquer dans les premiers dans le lagon de SXM en 1998 alors que j etais à Anguilla (les autres se moquaient un peu ... mais un plaisancier est quand meme mort à Marigot entre son annexe et le quai à cause des vagues inhabituelles d Ouest et les avions ne pouvaient plus atterir (cause colline à l est de la piste -&gt atterissage face à l est obligatoire pour un 747 et face au vent à partir de 4).
J ai fais aussi qq recherches sur une influance sur la saison cyclonique et rien de significatif (au contraire de la temperature de l ocean atlantique qui est un indicateur plus probant).
Bref, El Nino, pour moi, à un aspect mediatique (comme les vagues scelerates) parfois deformant.

12 août 2004
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interaction el nino-cyclones
ici une tentative d'explication (très bon site d'ailleurs, mais en anglais)

ww2010.atmos.uiuc.edu[...]so.rxml

"en général, el nino produits davantage de cyclones dans le pacifique, moins dans l'atlantique et caraibes" meme si en regardant les stats il n'y a pas toute cette différence

12 août 2004
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he!!! faut se réveiller....
je m'adresse à hervé (tryptique tropicale.
Tu as écris :
"El Nino, pour moi, à un aspect mediatique (comme les vagues scelerates) parfois deformant."

Allons..... tape el nino sur le net comme je viens de le faire tu auras des surprises.
Lis Jimmy Cornelle.

Je suis d'accord pour accepter la polémique et je defend toujours l'avis des autres même si je pense le contraire mais là , tu vas fort.....
TRES amicalement
Dan

13 août 2004
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dans le Pacifique en permanence
Habitant à l'année sur Nouméa, la saison cyclonique est redoutée et pour cause. Erica, en 2003, a été dévastatrice pour les voiliers (et pour la population en général bien sûr). Annoncée suffisamment tôt, elle a attaqué l'île par le nord, et a suivi la côté tranquillement, comme les autres. Mais à 200 km de Nouméa, elle a brutalement accéléré, passant de 12 km/h à 50 km/h ... laissant les autorités sans voix car les moyens de mesure et de communication situés plus dans le nord avaient été arrachés ! Elle a surpris les nouméens qui allaient à leur travail normalement le matin, nous n'étions "qu'en alerte 1". Du coup, pagaille indescriptible sur les rouets, tout le monde bloqué dans les embouteillages, une horreur, les tôles arrachées qui passaient en sifflant au-dessus des voitures... avec les arbres arrachés partout, même des arbres centenaires en pleine forme, bien rôdés aux cyclones. Les vents ont dépassé les 300 km/h, mais elle est restée à 50 km/h et heureusement d'ailleurs car nous n'aurions pas tenus plus longtemps. Au niveau de la marina, impressionnant. Ordre avait été donné la veille de mettre les amarres anti-cycloniques, attachées aux chaines-mères du port, et de s'éloigner du ponton, de se détacher du catway. Les vagues ont fait monter les pontons jusqu'au sommet des chandelles, et le coup de bol a été que c'était marée basse, sinon, nous étions tous envoyés les uns sur les autres. Ce qui c'est passé à la marina du CNC dont les chandelles n'ont pas joué leur rôle...
Nos voiliers gitaient à leurs places et se retrouvaient presque les mâts à l'hrozontale : plusieurs mâts ont touché les coques des voisisn ... nous avons eu beacuoup de chance, nos 2 voiliers côte-à-côte se sont organisés pour giter en même temps et ... dans le même sens ! Peu de dégâts pour nous en comparaison avec certains, et l'horreur du mouillage forain ...coulés, retournés, ou même pour certains empalés par le bout-dehors d'un gros gréément ancien qui avait cassé ses amarres. Certains voiliers n'ont même jamais été retrouvés alors qu'ils étaient dans la rade. Un autre, ayant soulevé son corps-mort, est parti seul direction le lagon, son propriétaire a mis en danger une équipe de secours en exigeant d'être amené à son voilier en dérive alors que nous étions dans l'oeil du cyclone, au cahntage en disant que sinon il irait en dinghy ! une fois sur son voilier, il a commis l'erreur de couper l'amarre au corps mort qui le tenait encore, et en oubliatn de fermer un hublot de coque resté ouvert... les rafales ont embarqué sans espoir le voilier vers la côte où il a été projeté sur le récif en bordure de plage. L'alu a résisté et il a pu être sorti d'affaire, mais que de dégâts !
Nous, à chaque alerte et même si c'est pénible, on double les amarres (pas le droit de mettre les cycloniques car sinon on bouche l'accès au ponton), on défait toutes les voiles et on les rentre en cale, tout ce qui est sur le pont disparait. Les voisins en rigolent souvent, mais pour Erica, seuls ceux qui avaient fait cette opération la veille s'en sont sortis sans trop de casse... par rapport à ceux qui tentait de défaire un génois sous 100 km/h ... annonçant ce qui restait à venir.
Une autre possibilité, est de partir vers un des "trous à cyclones" : certaines baies, à 1h ou 6/7h sont des abris naturels parfaits, où on peut notamment s'amarrer aux arbres sur les côtés, dans des trous étroits dans la mangrove. Ils sont utilisés depuis très longtemps par les navigateurs qui connaissent la Caillou et ses cylones meurtriers.
Les signes annonciateurs sont clairs, T° de l'eau sup à 29° à 10 m sur plusieurs jours ...
Voilà pour notre expérience à nous !

13 août 200416 juin 2020
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Charly

voilà la bestiole qui se ballade aujourd'hui..

13 août 2004
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Saison bien demarrée ... CHARLEY sur Cuba avec 110 Nds de vents
www.meteo.fr[...]nit.htm
Et vous avez vu que BONNIE et CHARLEY sont passés au sud des petites antilles (vers 12/13N aux environs des 60W), ça c est pas bon.
J arrive pas à avoir les temperature d eau :
www.erh.noaa.gov[...]mp.html
Si qqun peut me trouver une carte de la temperature de l eau atlantique + caraibes.
PS pour Dan : encyclo.voila.fr[...]ep.html

13 août 2004
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(bis) temp.eau
...la tof

13 août 2004
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zut, la rev'là j'espère
hem...

13 août 2004
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mystère et les boulles!
je pige pas :-( (fichier.gif)

13 août 2004
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Merci, c est impressionnant de voir la correlation avec Charley
Il est passé sur la Martinique sans degenerer et a pris sa force sur Cuba, juste sur la tache rouge foncé (eau à 30d).
La tache sur SXM n est pas rassurante.

13 août 2004
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j'la vois pas, la tof!
bon ben à défaut: www.oceanweather.com[...]st.html
(apparemment, seuls les jpeg passent)

13 août 2004
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bizarre
l'image de Hervé donne une analyse différente de la mienne, les deux sont au 12.8 mais il y a des différences assez marquées autour de la floride, autour de cuba, sur la cote guyane-venezuela etc etc

?

13 août 2004
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la différence
c'est qu'elles ne sont pas exactement de la même heure;l'image .gif dont je donne le lien est actualisée en temps réel, semble-t-il: voir l'horloge en haut à droite)

13 août 2004
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plus simple que ça
un fichier est du 12 août, l'autre du 13 à 6h GMT

13 août 2004
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hmmm
dans certaines zones il y a 5-6 dégrés de différence (panama, S-O de cuba, ouest de floride), je doute que la temp à 10m puisse changer si vite..

?

16 août 2004
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Earl, la 3eme de la saison a passer au sud des petites Antilles
Entre 12 et 14N au niveau de 60W, ça fait 3 !
heureusement pour les iles que l eau chaude est au fond (Ouest) de la mer des caraibes .
pas conforme aux stats tout cela ...
(Cf carte isobarre du cross freq/lattitude)

16 août 2004
09 sept. 2004
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Ivan, et de 4 ...
4 en 1 saison versus 1 tous les 20 ans pour Grenade... tout se perd .

Encore 2 semaines de risque fort ... et on espere la saison 2004 finie.

La question devient :
1/ pessimiste : la planete evolue vers des cata naturelles et ça sera de pire en pire
2/ optimiste : avec ce qu on a pris cette année, on est tranquille pour 10 ans.

J avoue qu avec l insecurité du Venez (attaques), je passerais ma prochaine saison surement à Trinidad, meme si je n aime pas trop ce coin (pas d air, eau sale, trop de monde ...) et que Tobago n est plus à l abri (stats fortement modifiés cette année).

30 juin 2021
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Hello , ce vendredi 2 juillet 2021 , un coup de vent arrive sur les Antilles. Savoir c'est à craindre ou non m'a amené à resortir ce vieux post qui pourrait étre d'actualité pour les mois à venir.
Olivier Tisserand , notre chouchou durant cette période est sur twitter.

30 juin 2021
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Ce titre "amarrage anticyclonique" me laisse sur ma faim, je pensais qu'un expérimenté allait donner son expérience détaillée sur ... les amarres,ancres et autre matos nécessaire. Que faut-il avoir à bord ?
Les autres sujets abordés sont importants et intéressants mais hors sujet ...

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Mouillage en med, on se croiserai en Polynésie

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novembre 2021