affaler le genois

Bonjour à tous,

Je me pose une question: quand on sait qu'on va affronter des vents forts (7-8B par ex), y a-t-il un intérêt à affaler complètement la voile d'avant sur enrouleur pour réduire le fardage? Le boudin doit avoir une bonne prise au vent, non? J'ai évoqué le sujet sur les pontons, et on ne m'a pas pris au sérieux...

La question se pose en nav, et au mouillage. Est-ce que ca change beaucoup de choses sur le fardage? Perso, je n'ai jamais essayé.

Vote avis? Qui le fait?

Leon.

L'équipage
01 nov. 2006
01 nov. 2006
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sur certains enrouleurs
enfin sur le harken mark 3 qui est sur mon bateau, il y a un trou dans le tambour pour passer une manille de securite, je m'em suis servi une fois quasi a sec de toile au portant, cela rassure

01 nov. 2006
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oh
Affaler un genois sur n'est pas tres facile et le renvoyer encore moins, alors le faire en mer avec un vent qui forcit vers le 7 releve d'une sacre gageure, non?
De plus cela enleve une bonne partie de l'interet de l'enrouleur.

Par contre, comme le dit GEBE, lors d'une annonce de tempete au mouillage, je pense que cela peut etre une bonne idee, si on a une solution rapide de rechange au cas ou un depart precipite est inevitable.

01 nov. 2006
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en général
en navigation : quand le vent forcit, on ne s'amuse pas à enlever le génois qui est enroulé à l'avant.
D'ailleurs, il est souvent enroulé très serré car beaucoup de vent.

au port : on sort rarement au près par un vent de 8 BF. Par contre, si l'on sort, par 8 BF, c'est souvent pour une route portante. Alors, je le garde.

Au mouillage, si on attend un cyclone, j'enlève le génois et toute autre voile.
Amicalement,

François

03 nov. 2006
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Oui, affaler c'est bien
cela fera moins de poids dans les hauts et moins de fardage.

03 nov. 2006
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dans le principe pourquoi pas
mais pour affaler, faut dérouler et ensuite récupérer

dans du 8, j'annonce mauvaise limonade

mais bon, chacun fait comme il veut

à 8 je sais pas, mais à 7, sur spot, il en reste encore un peu devant et un peu derriere, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est pas sportif, mais c'est serein (tout dépend aussi de l'état de la mer...)

03 nov. 2006
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Allons voyons ! !
Qui va aller en mer dans un coup de chien affaler le genois qui est enroulé ? ? ?
Gebe plus haut a tout dit ! ! !
Amitiés
Joël

03 nov. 2006
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il est bien entendu !
Que nous parlons en navigation !!! au mouillage pour préparer le bateau à affronter le gros mauvais temps bien sur que oui !!!
J.

03 nov. 2006
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François
Enfin une personne qui a à peu près la même idée que moi.

Vu que nous ne sommes apparemment que 2 à y voir un intérêt, je suis toujours indécis: est-ce utile? nécessaire?

Mais bon, je vais tenter de me faire une opinion seul, et pourquoi pas en essayant les 2 configurations sur le terrain.

Leon.

03 nov. 2006
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Pourtant !! bonsoir léon_m
;-)Joel , t as bien dis dans son premier post , que Gébé avait tout dit plus haut dans un autre post !! Au mouillage , en cas de cyclone ..etc ! donc , ce serait bien du trés gros mauvais temps !!! Joél est vraiment un gars trés gentil , n en abuse pas !! mdr :-D

03 nov. 2006
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C'est que !!
J'ai du mal te lire mon cher Leon
Amities
Joël

03 nov. 2006
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Je suis étonné...
Ca n'est arrivé à personne d'aller se protéger dans un mouillage protégé des vagues pour laisser passer un fort coup de vent?
Ou alors quand on est au large, de préparer la fuite et de tout ranger sur le pont avant d'affronter la baston?

Car dans de nombreux cas, on sait qu'on va affronter du mauvais temps (en Atlantique au moins), alors que les conditions sont encore maniables, ou qu'on est au mouillage. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas tout ranger sur le pont, y compris le génois?

Une fois, j'ai affalé le génois, j'étais au mouillage, et ils annoncaient des vents de 8 à 9. Cette nuit là, un bateau voisin a dérappé sur son ancre, sans trop de bobos heureusement. Je pensais (mais je n'en suis pas sur) que le génois en moins feraient moins de fardage qui tirerai un peu moins sur l'ancre.

Mais je n'ai jamais vu personne faire de même. Si je comprend bien vos propos respectifs, très peu de gens y voient un intérêt.

Leon.

03 nov. 2006
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oui je retire tout
Je ne suis pas d'accord avec les opinions sur ce fil!
Si je sors alors que je sais que je vais devoir faire du pres par 5/6 ou plus, je retire mon genois avant de partir et je mets le solent. dans ces conditions le bateau est plus efficace sous solent.

Etre avec solent et GE tout roule a l'avant est tres inefficace:
- poids dans les hauts,
- bord d'attaque,
- fardage.
c'est tout mauvais.

La manip pr envoyer/retirer le GE n'est pas plus compliquee qu'hisser n'importe quelle voile d'avant. maintenant c'est sur que si je suis pris par surprise je n'aurai pas le temps de le faire, mais bon ca c'est une autre question.

Francois

03 nov. 2006
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Joel,
"Il est bien entendu que Nous parlons en navigation"...

Pourtant, en lancant ce sujet, (c'est donc bien moi qui parlait), j'ai bien précisé: en nav ET au mouillage.

Je ne comprend donc pas tes 2 posts...

Leon.

04 nov. 2006
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en ce qui me concerne...
j'essaie de pas naviguer avec un génois enroulé partiellement sauf grain surprise, approche de port ou d'endroit délicat. Si je dois naviguer enroulé ce ne sera qu'un à trois tours maxi, aprés c'est les ris de GV ou l'envoi du solent... puis d'un foc... sur mon précédent boat il y avait un étai largable et ça, c'est parfait. Sur mon nouveau boat il n'y en a pas (pas encore)c'est moins bien, je dois donc anticiper (avant de partir) pour choisir le génois ou le solent (mais c'est plus facile d'envoyer le génois aprés le solent que l'inverse !). Mais la surface de voilure est importante (98m2) pour un 40 pied et donne ainsi une plus large tolérance dans le choix en croisière: GV haute et solent j'ai déjà plus de toile que beaucoup de voilier de croisière plus sages.
Dans tous les cas j'affale le génois dés que je le bateau est à son emplacement et ne navigue plus pendant quelques jours, et ainsi, c'est certain, la durée de vie s'en trouve sensiblement amélioré. Idem pour la GV en demi saison ou les navs sont plus espacées, je dégrée également.

04 nov. 2006
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ça dépend ...
Comme toujours, on peut faire une réponse de normand ;-)

D'abord ça dépend de la taille du bateau et de l'équipage: entre un 8-9 mètres et un 12-13 mètres, affaler et remonter un génois sur enrouleur, c'est pas pareil. Plus le bateau est petit, plus c'est faisable. A l'inverse, au delà d'une certaine taille, ça devient plutôt risqué.

Ensuite ça dépend du genre de bateau: entre un bateau orienté régate et un croiseur de voyage c'est pas pareil.

Sur un bateau "régate", avec des voiles spécifiques de vent fort et un équipage entraîné, peut-être oui.

Mais c'est inutile de risquer le moindre kopek pour diminuer de 5% le fardage d'un bateau qui a un portique, un mat costaud, une GV dans un lazybag, un franc bord assez haut, une survie sanglée sur le pont , etc ... pour se retrouver avec un bor**l à l'intérieur encombré par 60m2 de génois trempé qui va te pourrir la vie ....

Et puis surtout, même sur les 60 pieds open en course on n'affale pas un génois sur enrouleur ... pire encore , on met deux ou trois étais à enrouleur pour chaque voile d'avant en fonction du vent.

Donc tu vois, les cas ou le jeu en vaut la chandelle sont plutôt rares. Tiens, la semaine dernière je me suis monté et affalé 55m2 de génois sur enrouleur en l'espace de quelques jours, seul à bord ... ben, je ne le ferais sûrement pas pour la seule raison de diminuer le fardage.

04 nov. 2006
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ouais, ça dépend
si on attend trop on ne peux plus affaler sans danger, et on ne sait jamais si le 35noeuds va passer audelà des 60, c'est quand même rare. Donc là on fait avec et le génois reste en place. Si un cyclone est annoncé, bien sur on affale et on le range à l'intérieur (plus rien sur le pont). Mais on peut aussi affaler si on a une bonne voile de prés sur étai largable, et qu'on veut vraiment gagner dans le vent pour se mettre à l'abri avant un coup de vent ou arriver avant la pétole. Gain sur Horus, 5° au vent (cap fond) et en vitesse dur à dire, pas significatif mais le gréement souffre moins, ça c'est sur.
Alex

06 nov. 2006
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Mauvais exemple, sur un 60 pieds
Il n'y a pas d'enrouleur , mais des emmagasineurs.

ils sont seuls, et le poids des voiles est tel que l'envoie en solo est tellement physique qu'il prefere les garder hissé

En equipage, les emmagasineurs sont demontés.

Meme en solo certains prefere se passer des emmagasineurs.

06 nov. 2006
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Cher Robert ??
Dans la description que vous faites des courreurs, j'ai beaucoup de mal a reconaitre
Mac Arthur, Florence Arthaud, Loic Peyron, Franck Cammas, ou Alain Gautier, ils font tous maxi 1,70 m et 60 kg tout muoillé....

A mon avis, si un plaisancier n'est pas apte physiquement a hisser un genois sur un bateau de 12 m, sa place est sur un bateau a moteur ou devant la cheminée.

06 nov. 2006
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60 pieds ...
Pourquoi mauvais exemple ?

Je trouve que le plaisancier "moyen" quincagénaire bedonnant et blafard sur son bateau de 12m est souvent dans une situation similaire à celle du coureur bronzé, musclé et entraîné sur un 60 pieds :reflechi:

C'est à dire que dans les deux cas le bonhomme est à la limite de ce qu'il peut donner en terme d'effort physique :doc:

Et donc le blafard sur 12m ne va pas d'avantage affaler son génois que le musclé sur un 60' qui ne le fait pas ... surtout que n'étant pas en course, le blafard ne sera pas très motivé pour gagner quelques degrés d'angle ou un demi noeud ;-)

Une voile roulée sur emmagasineur ne produit pas moins de fardage qu'enroulée sur enrouleur. Si le point important est de porter une voile d'avant adéquate par vent fort, ça peut se faire avec un second étai en arrière de l'étai enrouleur. Le second étai ayant (ou n'ayant pas) un enrouleur lui aussi. C'est une disposition bien classique, et on n'affale jamais rien.

La réponse à la question initiale dépend surtout de la taille du bateau et de sa vocation (régate ou croisière).

06 nov. 2006
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par dela la force physique
il ya le savoir faire

et si j'avais le savoir faire d'un gautier, cammas et autres je ne ramasserai pas les bouées régulièrement (en dehors du fait que je suis extrêmement serviable et si je peux rendre service...)

maintenant en terme de condition physique, on est quand même sur de l'athlète et pas sur du plaisancier arthritique ou cardiaque de base.

et là, désolé mais dans mon cas, hisser le génois sur un 28' hé ben, je peux plus le faire comme il y a 2 ans :-(

06 nov. 2006
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Quel âges ?
jonibi, je ne sais pas quel âge tu as, peut-être est-tu encore jeune, beau, fort, ... et pas très tolérant pour les papy's ... le mien (d'âge) commence à être avancé, et malgré qu'il me faille 10 secondes au moins pour enjamber mes filières de 60 cm de haut j'ai la prétention de naviguer encore un moment, même si tu prétends m'expédier sur un motor boat, ou pire devant la cheminée dans un home du 3ème âge :-D

06 nov. 2006
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petit jonibi mignon
si la charte du site ne l'interdisait pas, je te dirais bien ce qu'il a envie de te répondre le plaisancier qui n'a pas envie de se farcir trop souvent son génois de 50 m²; plaisancier vient du mot plaisir, ne l'oublions pas et non de corvée.

06 nov. 2006
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la confusion initiale...

le sujet est "affaler le génois..."

ce terme ne peut s'employer que dans le cas d'une voile sur mousquetons. Evidemment que dans du vent fort la manoeuvre sera indispensable pour changer et diminuer la surface du foc.

Mais ensuite il y est question d'enrouleur.

Dans ce cas il n'est plus question d'"affaler", mais bien de "dégréer", ce qui est fort différent !

j'ai déjà dit ce que j'en pensais plus haut... :-)

06 nov. 2006
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Conception ....
Il est evident que face a du mauvais temps annoncé, et même pour des questions de protections il serait preferable de degréer un genois enrouleur.

Dans la pratique la conception n'etant pas faite pour cela, les frottements sont tel que c'est souvent tres penibles a realiser.

A l'inverse avec des voiles faites pour, c'est une formlité, même avec un etai creux...

Pour moi, c'est une Bonne initiative, mais dont la realisation n'est pas forcement simple.

06 nov. 2006
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Les limites de l'enrouleur !
Ce sujet me rappèle, douloureusement, les limites de l'enrouleur: Sur un 13 mètres, au large du Cap Bon (Tunisie), la Méditerranée nous concocte un de ses coups de jarnac imprévisibles à la nuit tombée: en 10 minutes, on passe de force 5 à 55 noeuds de vent. La grand voile déchirée dans sa largeur est affalée et saisie "comme on peut". Le génois était à demi sorti. La bosse d'enrouleur tournée au winch pête comme une ficelle à paquet au moment de l'embraquer, et on se retrouve avec 55 mètres carrés de génois dehors, sans rien pouvoir faire! Ca a duré 10 minutes, dantesques, pendant lesquelles on se disait que tout le fourbi avait le droit de tomber, avant de se retrouver avec des flamèches de 30 cm de génois tout du long de l'enrouleur et tout le reste à la baille. C'est dans ces moments là qu'on aimerait bien avoir un bon foc à mousquetons, qu'on peut affaler en catastrophe, comme autrefois...

06 nov. 2006
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Dans le même ordre d'idée
A Bonnif durant un coup de baston memorable un 70 pieds est resté impuissant (rafales à 70 knts) a quai pendant deux jours avec un genois enrouleur en lambeaux au debut, avec de rares lambeaux a la fin...

06 nov. 2006
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Au Rhum en 2002
Monnet ou Bourgnon je sais plus, c'etait mit sur le toi suite a un "deroulage" intempestif d'une voile d'avant .....

06 nov. 2006
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Je me garderais bien de trancher un conflit d'une telle ampleur
mais j'ajoute quand même mon grain de sel.
Sur un point de détail.
Je parle du fardage d'un génois enroulé.
Je n'ai pas ça sur mon bateau, qui a un solent sur mousquetons.
Mais il a aussi un genaker sur emmagasinneur.
J'ai essayé de naviguer avec le genaker enroulé, donc à poste, tandis que j'étais au prés sous solent et GV.
Le fardage entraine directement un plongeon d'un bon noeud. C'est à dire que je passe d'un 7,5 nd à 6,5 nd et le solent est notablement plus difficile à régler.
Mon balestron fait 80 cm (c'est donc l'écart en bas entre le capelage du foc et celui du genaker). La drisse de foc sort sous l'étai, celle du gen environ 20 cm au dessus. Le genaker enroulé est donc assez proche du guindant du solent.
Le fardage d'un génois enroulé ne doit donc pas être négligé. Et je conteste vivement le fait que les voiliers de régate conservent toutes les voiles à poste (trinquette + solent + génois + genaker). Regardez les photos. Elles sont enroulées, certes, mais affalées et stockées dans des sacs bananes dans les filières ou ailleurs. Justement pour ce fardage. Mais on parle là de systèmes conçus pour être enroulés et affaler facilement et sans, trop, d'effort.
Alors revenons à la question d'affaler son génois pour affronter la baston.
Si je suis au mouillage et si je dois vraiment partir et si j'ai la possibilité de gréer une trinquette ou un solent et si la météo annonce une jolie baston et si je dois absoluement partir au près et si quelqu'un vient m'aider pour plier mon génois, alors, dans le cas où je serais sur ce bateau, il n'est pas impossible que je trouve que l'idée d'affaler (dégréer) le génois soit adaptée à la situation.
Mais dès lors que je suis en mer, me retrouver dans le vent avec quelques dizaines de m² de génois non endraillé et en vrac sur la plage avant m'apparait rédhibitoire. Donc je ne pense pas affaler ailleurs qu'au port ou au mouillage ...
Jacques

06 nov. 2006
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je souscris ...
100% à la dernière phrase de Jacques:

" Donc je ne pense pas affaler ailleurs qu'au port ou au mouillage ... "

06 nov. 2006
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well je me reposte

sur certains enrouleurs - 01-11-2006 18:40 -


enfin sur le harken mark 3 qui est sur mon bateau, il y a un trou dans le tambour pour passer une manille de securite, je m'em suis servi une fois quasi a sec de toile au portant, cela rassure

Il est ESSENTIEL de ne pas faire confiance au bout mais à un blocage physique en cas de baston

je me souviens que ce n'etait pas facile de mettre cette manille mais c'etait mieux que d'avoir un genoa deroule alors qu'on etait a plus de 7 noeus en fuite ...
et si je laisse mon bateau au port pour quelques jours, manille sur le tambour ...

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2019, les Cabanes. L'été arrive, les travaux sont finis, demain on met les voiles

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