Abandon d'un POGO 2 à Ouessant

Une skippeuse sauvée au large de l’Ile d’Ouessant puis prise en charge à Goury

28/05/2013
Lundi 27 mai vers 16h10, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Corsen est alerté qu'un voilier est en difficulté à 30 nautiques dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Le skipper seul à bord, une jeune femme d'une trentaine d'années, déclare ne plus pouvoir diriger son bateau, un POGO 2 de 6,50 m à cause de conditions météorologiques difficiles.

A 16h20, le CROSS alerte le bâtiment ravitailleur de la marine allemande Frankfurt am Main qui porte assistance à la jeune femme avant de la ramener saine et sauve à bord du bâtiment vers 18h40.

Mardi 28 mai, le bâtiment allemand devant rejoindre son port-base en Allemagne, le Centre de surveillance et de sauvetage de Jobourg a repris la coordination de l'opération d'assistance et a fait rallier le canot tous temps SNS 067 « Mona Rigolet » à 3 nautiques (environ 5,5 kilomètres) de la Hague.

La jeune femme a alors été transférée à bord du canot vers 09h et ramenée à quai vers 09h30 où elle a été accueillie par sa famille. prise en charge par un véhicule de secours et d'assistance aux victimes du service départemental d'incendie et de secours de la Manche pour un contrôle de routine.

Conditions météorologiques sur zone :vent de secteur Ouest de l'ordre de 13 nœuds (environ 24 km/h), mer 3.
Source Préfecture maritime

L'équipage
05 juin 2013
05 juin 2013
0

bonjour.
si je ne me trompe!mer 3=0.50m a 1.25 m !! :oups:
peut étre la fatigue et le stress !
se qui compte! tout fini bien.
:cheri: :cheri: :non:

05 juin 2013
0

curieux ça
quand on pratique le Pogo on est sensé avoir fait un choix qui mérite de l'expérience et on ne jette pas l'éponge dans de telles conditions en l'absence d'avarie, bizaaaarre

05 juin 2013
0

" déclare ne plus pouvoir diriger son bateau..."

avarie de barre ?

05 juin 2013
0

oui! " mais a cause des condition météo ! "

05 juin 2013
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Les conditions météorologiques déjà difficiles se sont encore dégradées et ont empêché toute opération de remorquage. La jeune navigatrice a du abandonner son bateau.

bretagne.france3.fr[...]31.html

05 juin 2013
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on ne parle pas de ce qu'est devenu le bateau ? :-(

05 juin 2013
0

Tant mieux pour le skipper et dommage pour le Pogo

05 juin 2013
0

"Conditions météorologiques sur zone :vent de secteur Ouest de l'ordre de 13 nœuds (environ 24 km/h), mer 3."

j'espère quand même que le bateau a été pris en remorque !

05 juin 2013
0

Ce sont les conditions lors du transbordement sur le canot SNSM près de La Hague, pas à Ouessant lors du sauvetage.

laetit99.wix.com[...]aularge

05 juin 2013
0

merci pour ce lien, qui explique en détail la fortune de mer.

:topla:

05 juin 2013
0

Oui, merci pour ce lien !

Les images font mal au coeur :-(

laetit99.wix.com[...]aularge

Bon courage a elle pour repartir ! :topla:

05 juin 2013
15

Seuls ceux qui ont déjà louvoyé durant 7 jours en mer d'Irlande de surcroit sur un 6.5m ont le droit de lui jeter une pierre...

05 juin 2013
7

Moi, je dirais que même ceux là n'ont pas le droit de lui jeter une pierre... :non:

05 juin 2013
8

C'est bien vrai... plus personne ne devait avoir le droit de jeter des pierres !
Surtout dans ce coin ! Il y en a déjà bien assez comme ça, non !

05 juin 2013
4

A la réflexion, et après lecture attentive, le bateau n'était pas en avarie, ni la navigatrice en perdition. Les conditions de vent et de mer étaient certes dures à subir, physiquement et moralement, mais pas réellement dangereuses.Il me semble que si elle avait été au large de tout, elle pouvait choisir de mettre à la cape pour récupérer, "faire le canard" et attendre que les conditions redeviennent meilleures pour refaire route.

Mais le problème, et la dangerosité de la situation, venait du rail des cargos, mastodontes déboulant en file ininterrompue, et empêchant de fait toute tentative de repos.

C'est du moins ce que j'en déduis.

Je peux me tromper.

Mais en aucun cas je ne lui jetterais la pierre. Dans les mêmes conditions, et au même endroit, j'aurais certainement fait la même chose.

Bon courage à Laetitia :bravo:

05 juin 201305 juin 2013
0

+1
ma conclusion, c'est qu'une avarie de matériel à précédé une très mauvaise décision : continuer vaille que vaille. pas de repos possible dès lors et des conditions qu'elle aurait sans aucun doute géré en étant reposée lui ont semblé insurmontables.
je prends la leçon pour moi, et souhaite à Laetitia de reprendre très vite son projet.

05 juin 2013
6

Il y a un côté psychologique à cette histoire d'abandon d'un bateau intact.
S'il n'y avait eu aucune notion de secour possible à aucun moment, la navigatrice n'aurait pû que faire face à une situation qu'elle voulait absolument vivre. Il faut savoir assumer ses choix. Cela me rappelle deux naufragés en Med. Ils ont eux mèmes déclaré: le Bib gonflé on n'avait qu'une seule idée sauter dedans. Ils ont dérivé 15j et on a retrouvé le bateau intact. Mème chose avec 2 morts en Atlantique.

05 juin 2013
0

C'est l'une des raisons pour lesquelles avoir un canot de survie à sa disposition est dangereux.

Dans de trop nombreux cas, s'il n'y a avait pas eu de canot à bord, celui-ci n'aurait pas été gonflé et on aurait retrouvé les naufragés sur leur voilier alors qu'ils ont disparu.

Mais il est psychologiquement très difficile de refuser une aide extérieure ou d'embarquer sur son canot si on l'a gonflé par précaution...

05 juin 2013
0

C'est très intéressant car, à ce jour et ce, depuis 1976, je ne connais que deux cas d'incendie en navigation et deux cas d'abandons pour une présomption d'incendie à bord.

05 juin 2013
3

j'ai un copain dont le Biloup a pris feu voici quelques années. Il a été sauvé par son canot de survie..

05 juin 2013
0

Il y a aussi quelque chose de psychologique à changer son programme. Elle visait la qualification et l'option "cape" sans doute, dans cet objectif, ne lui a pas semblé disponible, jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Ca me rappelle des moments, en Norvège l'été dernier, où nous ne mesurions pas le prix à payer de notre incapacité à regarder "faire demi-tour" comme une option valable (sans casse toutefois) et de même, pendant le retour vers la france, nous étions tellement motivés à ramener le bateau jusqu'à son port d'attache que nous avons parfois forcé un brin déraisonnablement...
tant mieux, cette fin sans dégat pour elle.

05 juin 2013
0

il n'y a pas de honte à faire demi-tour, si l'on estime que les conditions sont (ou vont être) très voire trop mauvaises, peut-être pas pour le bateau, mais pour l'équipage.

De même le meilleur moyen de ramener le bateau à bon port, c'est de naviguer "raisonnablement", justement.

Surtout quand on est pas en course (ce qui est différent)

C'est juste là mon avis.. :heu:

PS comme de bien entendu, CNCIV.. :-)

05 juin 2013
0

D'après FR 3, ce même ravitailleur, Frankfurt am Main, avait déjà récupéré un homme à la mer...

"Un ravitailleur allemand récupère à nouveau un skipper au large d'Ouessant

Après avoir sauvé un homme tombé à la mer, un navire allemand récupère une "skippeuse". Une navigatrice en solitaire a alerté le Cross car elle ne pouvait plus manoeuvrer son Pogo 6,50, taillé pour la course. Le ravitailleur Frankfurt am Main s'est dérouté pour lui porter assistance."

05 juin 2013
0

Pour une fois, je vais être très sévère.
La compétition, encore une fois la compétition amène à des choix discutables et des comportements regrettables :

"je reprends contact avec Ouessant Trafic 30 à 40mn plus tard environ afin de voir quel type d’assistance pourrait être envisagé pour mon bateau et moi."

?Eux font leur boulot, ils relaient au CROSS qui fait le sien aussi...

Elle s'étonne que le pêcheur à proximité n'accepte pas de prendre son bateau en remorque !

A la première lecture de son blog, je me suis pensée : "pauvre petite fille riche !"
... Et à la deuxième aussi.

Tout ce que je lui souhaite, maintenant qu'elle est saine et sauve ... et son bateau abandonné, cassé : que son sponsor ne suive pas.
:goodbye:

05 juin 201305 juin 2013
1

J'aurais plutôt dit : effet pervers de la VHF ressentie comme la possibilité de dire (comme les enfants) : "Pouce, je ne joue plus, je suis exténué(e)"

Si tu n'as pas le moyen d'appeler, ben tu trouves en toi des ressources que tu imaginais même pas, et finalement ça passe, difficilement, encore plus exténué, mais ça passe (le plus souvent)

oups, je m'étais dit que je fermerais ma gueule sur ce coup ! :jelaferme: :jelaferme: :jelaferme:

05 juin 2013
0

Je me sens moins seule...
:jelaferme:

05 juin 2013
0

ça m'est arrivé deux fois, de dire "pouce, je ne joue plus, j'arrête".

La mise à la cape procure un confort tout à fait remarquable en comparaison de continuer à faire route, même sous voilure très réduite.

Le bateau fait le canard, il bouchonne, les bruits extérieurs sont très atténués. On peut manger, mais surtout se reposer, ce qui est très important.

A condition de pouvoir prendre cette allure dans une zone dénuée de dangers (beaucoup d'eau sous le vent) et notamment de trafic, surtout intense, auquel cas ce n'est pas possible.

Désolé d'insister, mais je pense vraiment qu'elle n'a pas pu utiliser cette allure, vu l'endroit où elle se trouvait..

05 juin 201305 juin 2013
5

"A la première lecture de son blog, je me suis pensée : "pauvre petite fille riche !"
... Et à la deuxième aussi."

Ah ! La jalousie... :-(

05 juin 2013
0

MN, il me semble que tu es un peu dure...Je ne l'avais pas lu comme cela.

05 juin 2013
0

Ben oui, mobiliser tous ces moyens (cargo, avion de reconnaissance, canot SNSM, entreprise de TP pour récupérer l'épave, etc...) au nom de la qualif' pour une compétition, autrement dit un jeu, je trouve ça indécent.

05 juin 2013
2

parce que tu trouves que mobiliser tout ces moyens pour des gens qui se promènent c est mieux ???

tu vois ton argumentaire est franchement léger !

05 juin 2013
0

"je trouve ça indécent."

bah oui, fallait la laisser couler, puisque c'est un jeu.

'porte quoi vraiment.

05 juin 2013
0

Raté l'examen. Du coup pas qualifiée, elle a eu des conditions difficiles mais cela fait le tri sans disparu en mer.

05 juin 2013
1

C'est la plaisance d'aujourd'hui ....

05 juin 2013
2

L'essentiel est qu'il n'y ait que des dommages matériels.

La notion de limite "quand je déclenche les secours" est variable d'un individu à l'autre et qui plus est si ses facultés psychologiques étaient altérées par une fatique excessive.

Ca veut faire les championnes et ça envoie des POGO dans les cailloux... :non:

"Jean ALESI sorts de ce corps" :acheval: :acheval: :acheval:

05 juin 2013
2

Jusqu'à preuve du contraire, on fait tous de la plaisance... pour le plaisir, pour la compète,... puisqu'il y a peu de marins pêcheurs sur Heo. Ce qui est sûr c'est que si un jour on a besoin des secours (quelque soient les circonstances) et donc qu'on est dans la m..de, il sera sympa de de se dire qu'il y aura toujours de bons penseurs, censeurs de derrière les claviers qui trouveront que déclencher tous ces moyens c'est inadmissible!
Et puis TOUS on a toujours pris les bonnes décisions à chaque instant de notre vie, sans jamais nous tromper... surtout la fatigue aidant.
Sûr qu'en restant au port, on a moins de chance d'appeler la Cross.

05 juin 2013
0

Ne pas sous estimé la dimension psychologique, mais c sur que derrière un clavier.

06 juin 2013
0

En Med près de la Corse, Je me souviens très bien d'un long échange entendu sur le 16 VHF dans une mer très très dégradée, entre le Cross et un voilier très malmené. Visiblement le skipper était vidé. Les réponses aux interrogations qu'il se posait ne pouvaient venir que de lui-mème. Mais à aucun moment le Cross ne lui a proposé de venir le chercher. Il l'assistait vraiment, uniquement par l'écoute. Les réponses étaient très simples. Il fallait simplement aider le skipper dans sa réflexion. Cela changeait des clowns qu'on va chercher pour panne d'essence ou de dingues avec famille en panne sur Tabur.

05 juin 201305 juin 2013
3

Moi, j'ai un peu l'impression que la machine s'est emballée. La skippeuse voulait probablement un coup de main. Mais le CROSS a transformé cette demande d'assistance en une procédure MAYDAY parce qu'ils ne sont pas vraiment organisé pour offrir autre chose.

05 juin 2013
0

Fort probable, c'est aussi un peu dans ce sens que je dis "effets pervers de la VHF".
Après avoir causé dans le poste, on perd rapidement la maitrise des décisions.

05 juin 2013
0

Météo sur zone : Mer 5 (forte) - Vent SSW 35-40 fraichissant

www.premar-atlantique.gouv.fr[...]nt.html

05 juin 201305 juin 2013
0

Mon avis : cette décision a dû être prise dans un état de fatigue extrême ce qui est une bonne décision de la part de la navigatrice et du CROSS. Je pense qu'elle a jugé qu'elle n'était plus en mesure d'assurer sa propre sécurité. Dans ces conditions, beaucoup d'entre nous n'auraient peut être pas fait mieux.
La compétition nautique est un monde inconnu pour moi.
Cependant, quant à "redonner une seconde vie au projet", si j'étais sponsor, je ne suivrais plus.

05 juin 2013
0

si j'étais sponsor, je me frotterai les mains ... sans soucis elle n'est qu'un mouton dans le troupeau et je n'aurai guère de visibilité. Là, des articles paraissent partout, parfois avec photo, et je sors du lot ...

06 juin 2013
0

Deux ou trois entrefilets dans des journaux locaux. Un peu de réalisme...

05 juin 2013
4

bon sang comme vous etes sévères ! Bien sur qu'il y a eu une erreur humaine suite à un soucis matériel. C'est le cas de 100% des fortunes de mer il me semble... Celui là est un cas comme un autre, qui pourrait nous arriver. Je crois me souvenir qu'un "jeune" avait fait la meme chose il n'y a pas trop longtemps au large des acores, trop crevé pour continuer il avait préféré abandonner son rafiot au vent et à la mer.
Qu'aurait il fallu pour, qu'entre guillemet bien sur, cette fille trouve une "certaine légitimité" dans sa détresse ? qu'elle coule avec son pogo, qu'elle se blesse gravement, que son rafiot soit une épave flottante plutot qu'un bateau de course avec de la gueule, qu'elle soit en promenade plutot qu'en course, etc, etc, etc...
Redescendez les amis, cela peut arriver, elle ne l'a pas fait exprès bien sur, bien qu'elle soit en faute visiblement par sa décision de continuer.
Merci aux secours, qui agissent sans juger comme nous le faisons aujourd'hui, sinon on finirait par etre secouru en fonction de ... et pas par principe !

05 juin 2013
0

Oui satara. Les secours a terre, style 'urgences', qui remplacent les toubibs en we, pas de commentaires ?? Avec ou sans sponsor, elle devra s'y remettre

05 juin 2013
5

On parle encore derrière un clavier, on ne sais pas exactement quel est le contenu des communications radio, on constate tout de même que plusieurs options ont été sans doute étudiées... et on n'était pas à la place de cette navigatrice pour juger de son état de fatigue ou autre. On est sans doute bien différents les uns des autres sur ce point et aussi bien différents que devant un écran quand on se trouve réellement en situation.
Le tout c'est que cela se termine bien et que les secours et la solidarité maritime aient encore une fois montré leur efficacité. :pouce:

06 juin 2013
1

Il y avait dans un V&V un récit similaire sur un équipage qui sous la pression, la fatigue et une avarie légère a abandonné son navire au large de La Rochelle par hélicoptère.
Deux jours aprés ils étaient de nouveau à bord en gros Zodiac pour rapporter le voilier à terre qui avait supporté son abandon sans aucune casse.
Le skipper raconte bien comment la chaîne des secours s'est mobilisée et lui a mis une pression maximale alors qu'il ne cherchait qu'à être rassuré et à éloigner sa femme et son petit-fils de cette galère.
Seule et fatiguée, elle a du se faire embarquer dans un cycle comparable. C'est l'apprentissage de la mer. Seule solution, petite voile, pilote et dormir un grand coup. Aprés on relativise plus.

06 juin 2013
0

meme si ca me touche
prefere pas m exprimer
trop complique.
:-(
:acheval:
seb

06 juin 2013
2

que ce soit en "croisière" ou en "compétition" la voile reste un jeu,un loisir,une activité de pleine nature,du sport...appelez ça comme vous voulez...
aucun intervenant,n'a pointé la (toute!)petite taille de ces bateaux!
pour eux,(et leur skipper..!!):
A 20/25n c'est déjà du temps frais
A 25/30 c'est déjà la tempète
A 35/40 c'est quasi la survie
bref ces minis sont des "essoreurs"(chocs/mouvements violents/bruits non filtrés/humidité/pont balayé d'embruns et de paquets de mer/nourriture de survie/froid,sauf a porter la combi sèche Cotten TPS....)
Conclusion?Si ça dure trop longtemps,quasi personne n'est en capacité physiologique/physique/psychologique de résister à de tels traitements....
autrement dit(et en dépit des nombreuses mini transats réaliséés,d'un Thierry Dubois résistant à une tempète lors d'une ancienne épreuve/date??)aller au large sur de tels engins est un "exploit" vraiment limite.....
perso?je me verrais mieux tenter de finir dernier et loin du 1er un vendéé globe....que dernier (ou avant dernier!?)de la mini transat.......tout aussi loin du 1er!.....

06 juin 2013
0

On peut aussi se poser la question du parcours d'épreuve de qualif qui croise inutilement une autoroute et non une route maritime .
Car en d'autres lieux, elle aurait pu faire le gros dos à la cape.
Cette fille semble être experimentée .
Les secours ont fait ce qu.il fallait faire en pareil cas etsans etat d'âme.
Merci à eux.
mi.

06 juin 2013
12

salutatous

vous oubliez un peu vite les risques que prennent les sauveteurs en mer (qu'ils soient en bateau, en hélicoptère, en avion, en cargo ...) et on n'a pas le droit de leur faire prendre des risques sans de vraies bonnes raisons

les raisons de l'abandon évoquées par la navigatrice ne sont pas valables; quand on veut faire de la course au large, négocier 40 nds de vent et une mer force 5 doit faire partie de la routine; sinon il faut arrêter de suite ses projets

analysons la situation, elle est dans une zone en sécurité (grande profondeur, de l'eau à courir), le risque c'est d'être proche des rails de cargo, c'est sûr mais cela se gère, surtout avec l'AIS

elle est à 50M de l'aber wrach, donc une grosse demi-journée de nav pour une bombe comme un pogo2; avec du SSW, elle va se trouver portant dans le sens de la mer du vent et certainement dans le sens de la houle donc les conditions de navigation vont grandement s'améliorer

à ce stade de son parcours, elle est déjà en surface de voile réduite et elle a donc seulement à abattre et mettre le pilote et se reposer

elle n'a aucune contrainte particulière dans sa recherche de qualification puisque elle a seulement à faire 1000M sans contrainte de temps

comme dit plus haut, les organisateurs de course au large ont bien raison de mettre des épreuves de qualification; aujourd'hui, elle sait où est sont niveau

la tempête ne doit jamais être un alibi, tout au plus une explication; même remarque concernant la météo

ça devient trop facile d'appuyer sur le bouton rouge "urgence" quand on est dans une situation difficile, il ne fallait pas s'y mettre ... et cela est possible quand on maîtrise son sujet, en l'occurrence, elle ne le maîtrise pas

cordialités maritimes
larent le hareng

06 juin 2013
1

Il y a des réactions un peu dures!
"Cet exemple doit nous apprendre qu'il y a des choses très excellentes et très admirables qui échappent à notre vue et qui n'en sont ni moins vraies ni moins désirables, quoiqu'on ne les puisse ni comprendre ni imaginer". Bossuet.

06 juin 2013
1

explication purement théorique qui exclut LE paramètre majeur, l'état mental de la skippette (skippeuse?). Tu es assis confortablement à ta table à cartes, à tracer une route théorique et à analyser froidement et clairement les conditions météo; elle n'était pas dans ce confort au moment de répondre à l'aide proposée. Quant aux secours, j'ignore s'ils ont pris des riques mais ils semblent avoir été plutôt pushy dans cette histoire.

06 juin 2013
0

Pas reussi à ouvrir le blog ?
Moi je l'aurais bien pris en remorque le Pogo :-p

06 juin 2013
2

Juste une remarque, Lareng, il me semble qu'elle n'avait plus de pilote depuis de longues heures (pb électrique)
Elle mon respect, par ce qu'elle a essayé. Au-dessus de ses moyens? C'est possible. Mais, je ne la connais pas et je n'y était pas. Je note que des grands coureurs, qui semblent la connaitre, l'ont encouragée; elle ne doit pas être si mauvaise que ça...

06 juin 2013
0

Elle a clairement une qualité : elle écrit bien :-)

06 juin 2013
1

Quelle idée d'imposer une épreuve de qualification qui fait traverser deux fois la Manche et ses cargos, deux fois la Mer d'Irlande et ses cargos et longer deux fois la cote Atlantique et ses pêcheurs?
Sans compter que pour justifier du parcours les conçurents doivent prendre en photo les marques de parcours....
Très fort en 2013.
Une grande boucle vers l'Ouest avec géolocalisation présenterait moins de risques.

06 juin 2013
8

Justement: c'est quoi la logique de la qualif?
Je suppose que l'on ne cherche pas à vérifier que le "gars" sait faire de la voile ou tracer une route. (quoique... :heu: )

Si ce que l'on cherche, c'est mettre en "tension" le système skipper -bateau, afin de vérifier la capacité à gérer des situations complexes en sécurité et sur une durée minimale; ce n'est pas si absurde que ça, ce parcours...

06 juin 2013
2

On peut aussi le faire en apnée les mains dans le dos alors.
Le plus amusant étant que l'organisation parle de parcours en solitaire dans le respect du RIPAM.
Donc , sur ce parcours, trois jours sans dormir .

06 juin 201306 juin 2013
0

+1 pour dire que ce parcours de qualification a beaucoup de sens.

06 juin 2013
0

Ben oui,...
C'est la logique, paradoxale, de la course en solitaire. Non?

Nb Pour la l'apnée, main dans le dos, c'est pratiqué dans certains piscines vert olive; même logique: gestion du stress... :langue2:

06 juin 2013
0

les pieds sont liés aussi, sinon c'est trop facile ... ;-)

06 juin 2013
1

On peut aussi "se croire capable de" à un moment donné et, une fois au pied du mur, se rendre compte qu'on n'est pas à la hauteur, pas fait pour ça, qu'on a peur... qui connaît ses limites "avant" ?

06 juin 2013
0

Au final, on n'a que la version de la fille.

A la lire, elle donne l'impression d'avoir perdu la maitrise de la situation dès qu'elle a appelé à la VHF. Le Cross s'est mis en branle et c'était plié : évacuation et abandon du bateau.

De ce que j'ai compris, elle voulait plutôt que son bateau soit pris en remorque. C'est Ouessant traffic qui lui a suggéré, dès son premier appel, une assistance, et ils avaient peut être des raisons de l'avoir fait (genre propos incohérents ou je ne sais quoi dans le genre)

Effectivement, on ne comprend pas bien le danger dans l'histoire. Les conditions étaient apparament maniables (quoi que, elle parle de 35 nds) et rien n'était cassé. Cela dit, bien crevé, on en a vite marre.

Va savoir ce qu'elle aurait pu faire d'autre. 30 milles d'Ouessant, ca voulait dire encore 5 ou 6 heures mini avant de pouvoir se reposer. C'est peut être avant de quitter les cotes anglaise qu'elle aurait pu faire un stop.

Jacques

06 juin 2013
2

"A quoi servent les parcours de qualifications ? A la suite de la Mini Transat 1999 qui à vu près de la moitié de la flotte abandonner et de très nombreuses balises déclenchées la Classe Mini fortement incitée par la FFV à du réagir- Nous avons donc mis en place une qualification en deux temps: 1000 milles en solitaire sur un parcours imposé et 1000 milles en course en solitaire ou en double avec au moins une course en solitaire. Au total 2000 milles effectués par le couple skipper/bateau qui souhaite prendre le départ d'une course de niveau A.
L'objectif est simple: permettre aux candidats à la transat de prendre conscience à la fois de leur véritable niveau technique et de leur aptitude psychologique à la navigation en solitaire. Traverser l'Atlantique en solitaire n'a rien d'anodin.

C'est un véritable engagement personnel, une expérience ou l'on prend son destin en charge: au milieu de l'océan, on ne peut compter sur personne. Et les qualifications en particulier le parcours imposé sont la pour vous y préparer."

Pour tous ceux que ça intéresse je vous invite à poursuivre la lecture des textes officiels Classe Mini via le site www.classemini.fr[...]/ .

Gil.

06 juin 2013
1

il me semble qu'une qualification en semi-hauturier, avec une double traversée de rails de cargos, flotilles de bateaux de pêche, navigation dans des courants et côtière avec des obstacles est certainement plus difficile à accomplir qu'une traversée de l'Atlantique en eau libre.

Mais bon.. :heu:

06 juin 2013
0

Comme tous les examens, tu utilises plus tard la moitie voir moins de ce que tu as appris.

06 juin 2013
1

C est bien l intérêt !

07 juin 2013
0

c'est aussi tout le problème d'une course comme le Figaro, une des plus dures qui existent.

06 juin 2013
0

Cela signifie t il qu'elle a loupé sa qualification?

Il est sans doute préférable que "l'incident" se soit produit à proximité des secours plutôt qu'en plein milieu de l'Atlantique.

Espérons qu'à titre personel, elle surmontera l'épreuve et repartira pour de nouvelles aventures maritimes.

07 juin 2013
1

non, parce qu'au milieu de l'Atlantique, elle n'aurait justement pas déclanché des secours. Elle aurait eu tout le temps et toute la place pour récupérer avant de refaire route. :non:

07 juin 2013
0

Surprenant,
13knt mer 3
je n'étais pas sur zone mais pas très loin , en baie de Bénodet, donc vent de terre, beaucoup plus protégé, partis pour les Glénan, après avoir pris deux ris, j'ai préféré laisser porter sur Concarneau, je n'ai pas d'anémomètre, mais sous les grains ont devait bien avoir les 25 à 30 nkt donc pour elle je suis surpris qu'elle ai eu beaucoup moins.

07 juin 2013
0

@lihou2 : faut lire ce qui a déjà été écrit. 13 noeuds et mer 3 c'était lors de son transbordement à la Hague....... :non: :non:

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