6 mois en Mer du Nord, 6 Mois en Méditerranée...

Un programme de navigation de 6 mois par an en Mer du Nord, et 6 Mois par an en Méditérranée.
Quels types d'appendices peuvent concilier les deux programmes, sachant que le bateau doit pouvoir s'échouer (et que la quille relevable est exclue pour des raisons de complexité, de place à l'intérieur et d'entretien...)
Un biquille ? Deux dérives sabre latérales ? Autre ?

Merci pour vos expériences.

L'équipage
06 juin 2003
06 juin 2003
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Solutions.
Pour avoir fait un peu ca et regarde autour de moi dans le canal j'ai trouve plusieurs solutions.

Le deriveur integral. C'est ce que j'avais. C'est bien et ce n'est pas une quille relevable. le principal inconvenient est un entretien annuel et surtout un risque non negligeable de chavirage en cas de gros temps. Ou alors il faut un gros DI.

La solution deriveur leste. Solution batarde qui a les inconvenients du deriveur integral a cause de la derive et les inconvenients du quillard a cause de la quille; C'est pourtant ce que je vais choisir, il y a plus de securite que sur un DI.
Mais ! Il ne faut pas depasser 1.20 ou 1.30 m pour franchir le canal du midi.

La solution Biquille. Elle me plait beaucoup mais les bi quilles performants ont un grand tirant d'eau et sont chers, les autres sont pratiques, confortables mais pas tres rapides. Les Bi loups me plaisent bien mais ne sont pas tres jolis ca me chiffonne.

La solution multicoques que j'aime beaucoup mais qui oblige a ne pas avoir un bateau trop grand car la largeur ne doit pas etre trop grande dans le canal. je ne sais plus si c'est 5 m ou 5.5 m la largeur maxi ce qui fait un cata pas trop grand mais cependant suffisant.

09 juin 2003
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et le camion ??
un transport en camion ne serait pas plus facile, en dehors de grandes demandes c'est pas trop cher,
un biloup c'est joli mais quand ça souffle trop fort...et la vitesse??
mer du nord ou ça ?? tout le monde rève de naviguer 12 mois par an mais il fait très froid 6 mois par an et il y de grosses dépressions..
il parait qu'en méditerannée en hiver il n'est pas facile d'assurer son bateau pour y naviguer en hiver?? est ce vrai ??
une bonne quille en mer du nord est conseillée, sinon on sort jamais du port cause de trop de vent !
bonne chance

10 juin 2003
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en clair, tu veux
t'enmerder 6 mois par an en mer du nord avec un bateau qui a un trop grand cockpit en plein air, un frigo immense et pas de possibilité d'échouage facile

ou 6 mois en mediterrannée avec un bateau ou tu verras jamais le soleil dans la timonerie fermée, un chauffage qui te servira à rien et deux quilles qui seront encore plus inutiles

il est bon parfois de se rappeler qu'un bateau doit correspondre à un programme et qu'un bateau fait pour deux programmes différents est bon ni pour l'un ni pour l'autre

pour le canal, le gabarit FREYCINEt qui est celui autorisé est de 5,05 m de largeur

bye

10 juin 2003
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Mais il y a des compromis acceptables...
Je pense en effet qu'il y a des compromis acceptables (la preuve en est faite par les bateaux de grande série, à ma connaissance on voit les mêmes en Mer du Nord et en Méditerranée...). Et de toute façon, je n'ai pas le pognon pour payer 2 bateaux. Ca, c'est une contrainte dont je ne sortirai pas tout de suite...

10 juin 2003
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certes,
mais en mediterrannée, tu cherches les biquilles qui sont pas légion et non sans raison

en fait tru veux plutot un bateau du nord à utiliser en méditérrannéé

c'est un choix qui n'est pas sans conséquences

bye

10 juin 2003
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BiLoups....
Juste un mot ou deux, en passant...

Pour Kaj,
C'est vrai que les BiLoups ne sont pas très esthétiques (notion cpdt très subjective).
Cela peut s'expliquer par le compromis habitabilité/taille.
Note qd même que le chantier Wrighton travaille actuellement sur le lancement d'un 36' qui risque peut-être (?) d'être un peu plus "beau"...
De toutes façons, tout est question de compromis et on s'habitue à tout, même à une silhouette pataude, du moment où l'on trouve son bonheur...

Pour Catherine,
" (...) un biloup c'est joli mais quand ça souffle trop fort...et la vitesse?? (...)"
Bin..., l'intérêt des BiLoups amha c'est justement quand ça souffle trop fort. C'est un bateau très sécurisant et qui taille sa route bravement, à allure soutenue quand le vent est présent. Par contre, par petit temps, il se traine, c'est vrai... et dans ce cas, risée diesel, tant pis pour les puristes...

A noter, même si cela semble bizarre, qu'on en trouve plusieurs en Méditerranée, comme quoi...

Pour répondre à la question initiale, il faut que le compromis "penche" du côté de l'usage le plus important, càd que 2 x 6 mois, je n'y crois pas trop...
Imaginons 4 mois en méd, le reste de l'année en Atlantique, cela oriente considérablement le choix..

10 juin 2003
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tous les bateaux sont beaux...
Alain (tiens t'es revenu de Dunkerque) à raison, la notion de beauté est très subjestive : dès que l'on a un bateau, on trouve que c'est le plus beau !

à mon avis le biquille est ce qui se fait de mieux pour échouer en sécurité.

Avis tout à fait personnel : la mediterannée, Beurk !
je préfère ma mer du nord avec sa pluie et son vent, au moins on navigue pas dans les bouchons !

10 juin 2003
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à force 6
sa pluie et son vent,
et le soleil... on a une belle saison cette année, meme que le facteur 30 n'était plus suffisant ce w.e., par contre je préfère avoir un peu trop froid que beaucoup trop chaud à bord, mais comment fait-on en méditerannée????

10 juin 2003
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Mer du Nord/Méditerannée
Bien étudier les statistiques météo: les "anciens" avaient une saison de navigation, une saison interdite: selon eux il était sacrilège de naviguer dans la deuxième, cela fâchait les dieux de la mer: en tout cas il avaient remarqué qu'il s'y produisait beaucoup de naufrages. Il y avait donc de grands cérémonies d'ouverture et de fermeture de la saison de navigation (voir les malheurs du bateau de Paul dans les "actes des Apôtres"!). Plus près de nous, mon vieux pote Moritz, ce renard des mers qui est allé partout en Méditerranée rentre son Ketch à Almeria chaque mois de Novembre et va hiverner dans sa ferme en attendant la "saison de navigation" suivante.
Un climat plutôt agréable me paraît régner , du moins dans une partie de l'hiver, entre Lagos, en Algarve (Sud du Portugal) et Cadiz ( voire même Algésiras et Gibraltar, sauf mauvais temps): il pourrait être intéressant d'hiverner dans cette région, qui s'étend sur environ 140 milles et est bordée de plusieurs ports et villes intéressants. Il y a les Canaries, mais c'est nettement plus loin, et, pour revenir, il faut tirer très à L'Ouest,c'est vraiment de la navigation hauturière. Mieux vaut éviter le Maroc, il y a des risques de diverses natures.

Pour "descendre" vers la Méditerranée, l'idéal est par la côte espagnole, en commençant par San Sebastian ou Bilbao, et en "escalant" le long de la côte: on fait alors une croisière inoubliable.

le retour est préférable par le canal du Midi
(plus court à partir de Port la Nouvelle). Je mets 5,5 jours de Port la Nouvelle à Castets-en-Dorthe,+ 1 jour vers Bordeaux + petite journée jusqu'à Pauillac ou Blaye + jusqu'à Royan ou Bonne Anse, et ensuite en débordant bien l'île d'Oléron ( méchant paquet de roches à la pointe Nord-ouest de l'île ). Sur la Garonne et surtout sprès Bordeaux jusqu'à la mer, le courant de marée est puissant: il y a même un mascaret.

en résumé: il y a parfois des temps d'hiver très brutaux en Méditerranée

11 juin 2003
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NPdC...
Si j'ai bien décrypté ;-)),

force6 => Michel, mais quid de Catherine qui semble (?) être de la région NPdC...

Par contre, Michel, entre la mer du Nord et sa pluie, et la Méd. et ses bouchons, il reste quand même la Bretagne Nord et/ou Sud qui me plairait bien, je l'avoue (biquilles oblige)...

11 juin 2003
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Comparatif ?
Après avoir essayé les diverses côtes de France, je peux dire que le problème de la Méd ce ne sont pas les bouchons ... C'est plutôt la dangeurosité de son climat, d'abord parce-que les coups de vents y sont très violents, imprévisible, et l'état de la mer infernal. Ensuite parce que les coups de vents très brutaux peuvent advenir avec 30°C à l'ombre et un beau soleil, durer plusieurs jours d'affilée sans que personne ne puisse prévoir sûrement leur fin, et qu'on peut facilement "oublier" de prendre les précautions d'usage à cause de cela. Pour les bouchons, il n'y en a ni plus ni moins que dans tout autre beau paysage marin de FRance ... allez donc faire un tour dans le Golfe du Morbihan en été, ou à l'Ile de Ré ... :-)

Robert.

11 juin 2003
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Méditerranée
Quant je suis venu en Méditerranée, ma première impression a été que le vent y était trop faible ou trop fort, mais toujours dans la mauvaise direction.
A l'usage, j'ai compris que:
1/ la navigation y est facile: pas de marées, pas de courants de marées, les lignes de sondes -à quelques décimètres près dus à l'influence du vent - indiquent en permanence la profondeur réelle; on va d'une pointe à une autre, d'une pointe à une île ou l'inverse, ou d'une île à une autre. Le temps est généralement clair, il vaut mieux, par les temps bouchés ( Sud-Est sur les côtes françaises) attendre que ça tourne.
2/ toute la subtilié est dans la météo: il faut apprendre à connaître les phénomènes de couloir et les phénomènes thermiques que y font ou y modifient le vent, moyennant quoi j'ai toujours le vent dans le bon sens, je suis toujours dans un abri une demi-heure avant le coup de vent, et je consacre le temps ou le vent est contraire au tourisme, à la gastronomie, et à faire connaissance avec les gens des pays visités, ce qui est une expérience riche et lumineuse. On navigue souvent pieds nus en Méditerranée, jamais en sabots...
3/ avec une bonne technique de mouillage ( et peut-être une ancre Spade ) et un bateau qui n'a pas un tirant d'eau monstrueux, on trouve partout ( même à Saint Tropez ) un coin sympa où mouiller en sécurité. J'ai des astuces perso pour m'amarrer le temps nécéssaire dans pratiquement tous les ports, mais je les garde, sinon elles ne fonctionneraient plus!

C'est un grand plaisir de naviguer en Méditerranée à la belle saison. A la saison de "fermeture de la navigation" des Grecs antiques,les vents de couloirs ( Mistral, Tramontane et le "Mistral de l'Ebre" dont j'ignore le vrai nom sont de vraies brutes, et froids qui plus est: je me souviens d'une chute de température de 17°c en 1 heure à l'Estaque ( port de pêche de Marseille ).

Je reste dubitatif pour l'agréement d'une navigation d'hiver en Méditerranée: je n'ai connu qu'une période d'hivernage à Antibes, endroit abrité et une journée à l'île Sainte Marguerite , la veille de Noël, me semble une circonstance exceptionnelle. Je pense que l'Adriatique doit
être assez froide et agitée, les îles grecques j'ignore, mais avec la réputation que les Grecs ont fait de leur hiver ... Reste l'Anatolie ou l'hiver semble tarder à vernir -du moins jusqu'au mois de Novembre-.

Une année, je me suis amusé à naviguer avec le temps, descendant d'un cran la côte espagnole chaque fois que le temps d'hiver me rattrapait. Je me suis ainsi retrouvé à Gibraltar le jour de la fête locale ( le 24 Novembre je crois, célébration d'une bataille où les Gibraltariens et les Anglais on défait les Espagnols et les Français ). Puis, le "Levante" est venu me donner un grand coup de pied qui m'a expédié aux Canaries: là il faisait bon!

11 juin 2003
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Et les autres sont donc des cons...
"toute la subtilié est dans la météo: il faut apprendre à connaître les phénomènes de couloir et les phénomènes thermiques que y font ou y modifient le vent, moyennant quoi j'ai toujours le vent dans le bon sens, je suis toujours dans un abri une demi-heure avant le coup de vent,"

Tu as toujours le vent dans le bon sens ?!
tu es toujours dans un abri 1/2 heure avant le coup de vent ?!

Tu crois pas que tu pousses un peu ?! Tu vas en faire rigoler plus d'un. En tout cas, moi, je suis déjà mort de rire ! Merci.

A +

12 juin 2003
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rires asiatiques
curieux comme certains rient jaune quand ils s'aperçoivent que d'aucuns maîtrisent ce qu'ils ne maîtrisent pas
sans doute une forme de jalousie qui ne mérite aucun commentaire particulier.

12 juin 2003
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canal
Pour le temps mis a traverser par le canal il faut savoir que les horaires ont change depuis quelques annees et surtout depuis les 35 heures.

Voici les durees que j'ai notees, elles sont de l'an dernier (2002), j'ajoute que le plus souvent nous allions vite mais a la vitesse autorisee et durant toute la duree journaliere ouvrable.
De Castet en Dorthe, la premiere ecluse a Port la Nouvelle 9 jours. Et nous n'avons pas amuse le terrain nous arretant juste pour ravitailler. Un bateau plus gros et plus motorise que nous et qui au debut etait avec nous, a pu gagner 1/2 journee en allant largement plus vite que la vitesse autorisee.

D'un autre cote pour la comparaison Atlantique Mediterranee je ne sais pas si c'est valable. Ce sont deux mers tres differentes et je les trouve tres bien. Il faut s'adapter.

la question sur l'utilite du biquille en mediterranee n'est pas tres importante. Le Bi quille c'est une question de philosophie. Je suis au courant pour le Biloup 36. J'attendais une reponse du chantier a ce propos sans que je sois encore bien decide.

Par contre j'ai decouvert que le DI est assez utile contrairement a ce qu'on peut penser. Il permet de se glisser au fond de petits abris en Corse qui sont impratiquables aux autres voiliers et ces abris ne sont pas rares.

12 juin 2003
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catherine à raison
il y a beaucoup de soleil aussi dans le nord, les coups de soleil de ce week end en sont la preuve...
Mais il ne faut pas le dire, sinon trop de gens vont venir !

13 juin 2003
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WindPasClair
WindJammer,

ce qui est contradictoire avec toi, c'est que d'un côté tu fais montre d'une très grande expérience de la mer, de la navigation et des bateaux, et d'autre part d'un manque de modestie et de sens de la nuance rares, et même atypiques, chez un (vrai) marin.

Lorsque tu écrits que tu es toujours vent portant ou dans un abri en Méditérannée, c'est bien entendu impossible. C'est tellement impossible qu'on ne peut que penser que tu t'es mal exprimé.

Et quand on (je) te le fait remarquer, tu réponds par des sarcasmes hautains et prétentieux.

Il y a là une démarche qui m'échappe. Déjà qu'on a du mal parfois à comprendre ce que tu écrits, on a encore plus de mal à comprendre où tu veux en venir.

Mais bon, je maintiens, tu nous a bien fait rire.

A +

PS : expliques quand même comment tu reviens vent portant de Calvi à Marseille par Mistral. Par Gibraltar et la canal du Midi ? Merci.

14 juin 2003
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Kaj
merci pour les données toutes fraîches sur le canal du Midi.
C'est un progrès impressionnant: à l'époque des manivelles (vers 1968), nous mettions 7 jours entre Castet en Dorthe et Marseillan. L'équipier débarquait du côté opposé à l'éclusier et tournait les manivelles comme un fou, ce qui incitait l'éclusier à aller plus vite (il n'aimait généralement pas ça). Il y avait une astuce qui consistait à tricher un peu sur la vitesse pour arriver juste avant la fermeture à un bief long, ce qui permettait de couvrir une bonne distance après la fermeture. Et puis à jouer sur la "tolérance" ( parfois il fallait négocier ) sur la vitesse: les petits bateaux, en pariculier les multicoques de Gancel, faisaient très peu de vagues -bien moins en tout cas que les péniches à leur vitesse réglementaire-
Après l'électrification des écluses , je faisais Castets-Port La Nouvelle ( ce qui me permettait de gagner du temps pas l'accès à la mer) en 5 jours 1/2.Une différence de 2 jours à 3jours1/2 c'est énorme.

15 juin 2003
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A l'amiral postillonneur
Ma réponse a disparu,où je donnais quelques explication sur la tactique météo en Méditerranée. mauvaise manip peut-être. Après tout au moteur, on n'a besoin que de "bourrer dedans" pendant les quelques heures ou la mer est plate ( et de jour, la nuit on risque d'attraper des saloperies dans les hélices, et ça fait mal!).
je retourne aus propos sérieux pour ceux que cela intéresse.
et attention de ne pas attraper la jaunisse: çq nhe rend pas beau!

15 juin 2003
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horaires canal
Rhaaa ! je vois que tu n'es pas au courant des nouveaux horaires du canal ! Si tu reviens, tu vas etre surpris.

le matin les ecluses n'ouvrent pas avant 9 h (oui ! oui !) elles ferment a 12 h 30 pour reouvrir a 13 h 30 et elles ferment le soir a 18 h 30.

Ca fait une grosse difference avec ce que tu as du connaitre. Mais bon! c'est le progres ! Il faut penser qu'il reste quand meme encore quelques eclusiers qui passent des dizaines de bateaux par jour, par endroit c'est la queue durant des heures (Trèbes) voire meme des jours (Beziers)

Les eclusiers qui se font engueuler toute la journee pendant deux mois on bien besoin d'un peu de repos. Ce qui ne m'empeche pas de raler quand meme parfois un peu.

15 juin 2003
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Osmose toi toi meme !
Osmose t' as rien compris ... je pensais pas que t'était si nul ! C'est facile pour un Hollandais ou autre nordiste d'avoir toujours du portant et de rester à l'abri !!!

Si t'as pas encore compris voici une traduction belge (rien contre eux au contraire y me font marrer ) alors assez de verbiage voilà la solution :

TU RESTES SUR LE CANAL (DU MIDI SVP) ET SOUS LE VENT DU SECHE CHEVEUX DE MADAME ... ah ah ah

pas terrible mais promis je ferais mieux la prochaine fois .

15 juin 2003
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A celui que semble se prendre pour Dieu...
C'est ça, WindPortant, retournes à ce que toi-même du haut de ton immense orgueil juge sérieux, et laches nous un peu la grappe. En effet, il est étrange que ta réponse qui 'donnait quelques explications...", ne soit pas visible car nous aurions grand plaisir à savoir comment on peut être toujours vent portant en Méditerannée !

Mais continue, il y a longtemps qu'on ne s'était pas autant amusé. Tu es ridicule, mais ça re regarde, nous, on rigole !

A +, au portant...

PS : je sais pas pourquoi, je sens que ça va (encore) partir en couil... Mais vous constaterez que c'est lui qui a commecé.

MOI, laisses béton, il est toujours comme ça. Quand il est contredi, il répond à côté et avec condescendance. Il m'a fait le même coup sur un autre forum pour une histoire de compas.

On attent touhjours de savoir comment il fait Calvi-Porquerolle par vent de NW, au portant...

15 juin 2003
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Med & cheveux
Vent portant very amusant cela doit être une transt mais vous coupez pas mal les cheveux en quatre la plupart d'entre vous et manquez au mieux d'amabilité et au plus de tolérance.
Allez en paix mes fils.
JPh

16 juin 2003
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compromis..
aller au nord en été quand les calas sont infréquentables cause trop de jetskis, et trop de collègues, et redescendre en automne quand l'archipel de goteborg devient trop froid on en a révé aussi, mais hélas le chemin est long entre les deux..pas de solutions a mon humble avis que deux bateaux (:>)

16 juin 2003
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Petites précisions pour recentrer le débat.
La bêbête sera transportable par voie routière. Donc si je vois le canal du midi, ce sera, à l'occasion, en touriste. Ma question était simplement la suivante : compte tenu du fait que le bateau doit pouvoir s'échouer, quel est le type de lest et d'appendices le plus adapté à une utilisation mixte...

16 juin 2003
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Osmose
Osmose, comme son nom l'indique, c'est une coque pleine de bulles qui délamine, ou bien c'est le genre qui tirait l'épée contre les archers à Azincourt.

En tout cas , cet "Amiral" est si brouillé avec le vent que ,sans un gros moteur et pas de voiles, il serait réduit à prendre le ferry pour naviguer.

A ceux qui le ne sauraient pas, il prétend traverser l'Atlantique sans compas!!! au sextant (sait-il du moins par où on le tient?). Depuis que je lui ai dit que ce n'était pas très sérieux, il se répand en propos ineptes et aggressifs (apparemment, c'est à cela que se réduit sa science "nautique") et, quand on lui dit que ses propos oiseux deviennent de la ritournelle, il revient avec une ténacité de morpion (qui n'est pas un animal marin,que je sache)

Le seul problème qu'il me pose, par pure curiosité intellectuelle, est de savoir s'il fonctionne à l'éthyle ou au THC.

Si jamais il a navigué, il a du faire une fois Calvi-Porquerolles au moteur, par Mistral et par erreur (ce qui n'a rien d'étonnant). J'imagine que ce doive être une expérience qui marque. Dans ce cas je comprendrais son obssession radoteuse.

Ayant fait la mise au point nécéssaire, puisque cet olibrius ne cessait de gesticuler avec le bâton pour se faire battre ( maso sans doute ),
je laisserai dorénavant le chien aboyer sur le passage de la caravane.

16 juin 2003
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A Osmose et autres barbants infatués.
Hisse-et-Oh, enfin un site francophone passionnant et plein de ressources pour les passionnés de navigation à voile, au long (plus ou moins, chacun selon ses objectifs, et c'est fort bien) cours.
Qui pourra cependant me dire pourquoi certains s'acharnent à transformer le moindre sujet intéressant (technique ou de "société")de ce forum en stériles et puériles disputes ou en vaines polémiques? Vieux "Has been" aigris et/ou jeunes "Wannabe" vaniteux?
Peu importe, mais ne pourriez vous user votre énergie et utiliser votre grande expérience pour répondre de façon constructive et simple aux questions posées sur ce forum.
Tout le monde y gagnerait, et cela vous donnerait quelque liberté (pour naviguer?)lorsque vous n'avez rien à dire (nul n'étant parfais nous vous pardonnerons).
Cheers,

16 juin 2003
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Droit de réponse
- Je laisse à windPortant la responsabilité de ses affirmations, lorsqu'il prétend que je n'ai jamais navigué, et de ses propos dédaigneux, peu m'importe.

  • Je rapelle qu'il a prétendu possèder une telle maîtrise de la naviguation qu'en Méditérannée :
    "[il a] toujours le vent dans le bon sens, [il est] toujours dans un abri une demi-heure avant le coup de vent"
    Cette affirmation est tellement prétentieuse et ridicule, que la seule chose qui m'étonne, c'est d'avoir été le seul à y réagir. D'ailleurs, j'attends toujours que WindPortant nous explique comment il fait !

  • Je n'ai jamais prétendu traverser l'Atlantique sans compas. Là encore, il s'arrange avec la vérité. Sur un autre forum, WindPortant mettait en cause et critiquait un navigateur qui l'avait fait; je lui ai simplement fait remarquer qu'en nav. hauturière, et tout spécialement en traversée dans les alizés, le compas était le moins indispensable des instruments de navigation. J'ai expliqué qu'avec un GPS, le compas devient même, à la limite, inutile. Tous les arguments sont dans le sujet, sur l'autre forum. Si cela intéresse quelqu'un on peut ouvrir un sujet là-dessus.

  • Encore une fois, du haut de son grand-mât, WindPortant botte en touche et tente de faire passer pour des imbéciles ceux qui lui apportent la contradiction. Chacun jugera.

A +

16 juin 2003
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Les Gaulois
Je me suis fait la meme remarque depuis des annees jusqu'a ce que je lise et relise Asterix et Obelix et que je comprenne :-))))))

En France, on passe sa vie a l'engueuler, a se battre, a prendre le pastis et a regarder les filles ou les mecs (c'est selon).

ET c'est probablement pour ca aussi que c'est la plus belle democratie du monde. J'ai pas dit qu'elle etait parfaite...

Les francais sont des veaux disait le Grand Charles. En effet et ca marche. Ca ne nous empeche pas d'envoyer des spoutnicks dans l'espace, de creer Concorde, de decouvrir le virus du Sida, d'avoir des TAbarly, et autres grands marins depuis toujours et d'adorer Helen McArthur plus que les anglais eux memes. Si Si, c'est eux qui le disait dans un recent canard.

C'est incomprehensible au reste du monde, le cote Gaulois

16 juin 2003
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Ouuupppsss
Je repondais a Paddy de NYC. Erreur de Clavier.

16 juin 2003
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svp!
dommage de continuer sur ce forum une polémique commencée sur un autre, personne d'autre que vous ne va suivre!
continuez plutot a nous faire des interventions amusantes, interessantes, poetiques, techniques, sabbatiques ou extatiques, car on vous aime bien (:>)
amicalement

16 juin 2003
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Reçu
fort et clair, Michel.

16 juin 2003
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Compas
Je suis d'accord avec Os...le compas ne sert plus à rien en transat sauf en secours de la défaillance du gps ,mais vu le côut tu en as au moins deux si ce n'est plus avec radar, lescteur couplé gps et j'en passe.
Le compas est fait pour la règlementation et te fais de la lumière la nuit, mais ton gps te donne la route vraie..
A+JPh

16 juin 2003
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Jean-Philippe
Je ne collectionne pas la liste des naufrages, mais je me souviens de 3 d'entre eux dus à une confiance aveugle au GPS et à l'abandon de l'estime classique, dont l'un avec mort d'homme (façon de parler, car il s'agissait d'une femme).
Le radar est un instrument très agréable à utiliser, j'ai utilisé en Marine Marchande des gros radars très précis, avec calculateurs automatiques de la route des autres bateaux et "anticipateurs de collisions"; je m'en suis même servi, sur un chalutier, pour rectifier la table de déviations erronnée du compas de route.
Mais j'ai gardé dans mes archives un rapport épais traitant du cas d'un naufrage par abordage étudié par le menu par les services compétents du gouvernement canadien. Il s'agissait d'un Ketch sortant d'un port , sur le bord d'un chenal large, par temps de brouillard, et d'un sous marin chilien entrant, ce dernier avec 18 hommes de quart, dont une équipe de veille renforcée. Radars en fonctionnement sur les deux bateaux, dont un très "pointu" sur le sous-marin, vitesse de ce dernier réduite à 8 noeuds. Ce n'est pas le sous-marin qui a coulé. Aucune détection de l'un des bateaux n'a été faite par l'autre. Le gouvernement canadien a fait une recommandation pour qu'il soit étudié un système de réflecteur radar efficace.
Quant aux appareils couplés au pilote automatique, je me souviens d'un énorme gag sur un bateau italien (ils nous en fournissent tous les ans, pas toujours amusants): il s'agissait d'un pilote couplé sur le radio-compas, au moment de l'accident calé en "homing" sur le radio-phare de Giraglia ( la suite se devine, mais il y a des détails encore plus drôles).
Après tout, chacun fait ce qu'il veut, et choisit les limites de sa sécurité et de celle des gens qu'il emmène avec lui: famille, amis ou passagers. Je me souviens d'un Anglais qui traversait sans rien du tout, et arrivait toujours quelque part. Il l'a fait quand même 3 fois; la quatrième, le quelque part a été une tête de roche, et on ne l'a plus revu.

Ce qu'il ne faut pas faire,à mon avis, c'est conseiller la chose à des gens qui n'ont pas d'expérience, et de plus, donner une illusion de facilité sur quelque chose qui ne l'est pas.Quand le temps est maniable et que le matériel fonctionne, il est facile, en effet, de naviguer. Mais on ne peut être assuré que cela le soit toujours.

Nous venons d'échanger nos points de vue un peu divergents - s'ils étaient rigoureusementr identiques , quel serait l'intérêt d'une discussion? - et, ne voisinant pas en ce moment dans un confortable club britannique,endroit idéal pour des confrontations qui généralement ne changent guère les opinions, par clavier interposé. Il me semble qu'il n'y ait aucune volonté aggressive dans les propos de l'un ou de l'autre.

Aussi, face aux étranges réactions de certains, permettez-moi de vous poser une question: vous sentez-vous offensé?

16 juin 2003
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A windJammer, à Jean-Phi, à tous
Faudrait savoir... Michel a demandé qu'on stoppe ici sur ce sujet, ce que j'ai approuvé et à quoi je me tiens. Mais vous, vous continuez, ce n'est pas fair-play.

Non ?

16 juin 2003
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pas tout compris...
Euh,..., Windjammer,

Après avoir lu l'intervention précédente censée démontrer la nécessité de l'estime, je crains de ne pas avoir tout compris (ou alors il y a confusion de votre part, ceci étant dit sans animosité aucune...)

Concernant le 1er exemple, sous-marin vs ketch, une estime n'aurait rien changé.
Par estime, vouliez-vous plutôt dire une "veille attentive" ? Mais comme il y avait du brouillard....

Pour un autre exemple, le pilote couplé en homing, là aussi, il s'agirait plutôt d'une veille attentive que d'une estime (même si une estime peut éviter cela, la simple lecture du gps sur carte numérique eût évité l'accident, comme le sous-entend Jean-Philippe).

Que l'on soit bien d'accord. Je ne dis pas que l'estime soit inutile, au contraire. Simplement vos exemples ne me semblent pas pertinents.
GPS, lecteur de cartes, PC embarqué, etc..., tout cela n'empêche pas de tout reporter sur la carte papier et le LdB pour, si besoin, naviguer à l'estime...

voili, voilà...

16 juin 2003
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a Bernard
Si le bateau est transportable il y a surtout deux solutions relativement faciles.
Le Multicoque, mais il y en a qui n'aiment pas ou qui redoutent.
Et le DI. mais la il faut etre attentif a la nav et ne pas negliger une meteo qui peut devenir redoutable pour ce type de bateau s'il n'est pas gros.
En plein ete en mediterranee c'est jouable, les previsions sont efficaces bien qu'il faille se mefier des surprises.
Hors ete je ne sais pas, les copains du sud me disent tous que c'est bien mais parfois brutal.

Reste la solution adoptee par les First avec leur quille basculante (les puristes me corrigeront s'il y a besoin). Le transport est moins facile mais possible et la securite est celle d'une quille donc plus grande. La c'est interessant !

J'espere avoir repondu a ta question.

17 juin 2003
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estime plus fiable que le GPS ?
je ne vois pas en quoi l'estime serait plus fiable que les GPS.
A étudier les épaves de ma region (Manche), je peux vous assurer qu'il y a plus de coque à rivet que de coque en plastique, notamment autour des iles.
pour en revenir au choix des escales et pour avoir navigué dans ces 2 oceans, je dirais qu'il est plus agréable de naviguer en méditéranée mais plus plaisant de faire escales dans le Nord (Scandinavie); réponse de Normand :)

17 juin 2003
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choix de bateau
Bernard,
si tu pars 6 mois par an dans le nord tu ne dois pas être à quelques heures supplementaires entre chaque escale, aussi je te conseille un biquille. Si tu veux te faire une idée du choix (autre que bilou et westerly), je te conseille de faire un tour à St-Helier ou il y a un des plus fort marnage au monde et où 9/10ème des voiliers sont biquilles. A savoir qui si tu fréquentes vraiment la mer du Nord tu auras peu l'occasion d'échouer car le temps ne s'y prête pas et que le marnage n'y est pas tres élevé.

17 juin 2003
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Suite dans les idées...
Pour mémoire, nous attendons toujours que WindJammer, qui a écrit, concernant la navigation en Méditerannée :
"moyennant quoi j'ai toujours le vent dans le bon sens, je suis toujours dans un abri une demi-heure avant le coup de vent" [mort de rire], nous explique comment il fait. Il nous avait annoncé ce scoop, nous ne l'avons pas vu pour l'instant...

Merci.

17 juin 2003
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hé oh, on se calme, brrr,..
Euh, Osmose, qui a écrit :

" Faudrait savoir... Michel a demandé qu'on stoppe ici sur ce sujet, ce que j'ai approuvé et à quoi je me tiens. Mais vous, vous continuez, ce n'est pas fair-play. Non ? "

Donc....

17 juin 2003
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Non,
ca concernait 'le débat commencé sur un autre forum', au sujet du compas. Je n'y reviens pas. Par contre, WindPortant a bel et bien affirmé ce que j'ai copié, il a même dit que j'étais jaloux de ne pas savoir le faire.

En soit, ce n'est pas important, mais je n'aime pas son attitude : quand il est contredit, il répond à côté.

J'attends...

17 juin 2003
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Trés vivement intéressé par la rubrique, même si v ous m'inquiétez ...
Comme pour moi, c'est trés bientôt les grandes vacances, (retraite), j'ai prévu de m'installer durablement sur mon bateau et au printemps 2004, partant de la façade atlantique, musarder au pays basque, en gallice, avant de m'attarder en algarve pour finir par ...passer l'hiver en méditérannée. Or même si vous n'êtes pas toujours d'accord sur tout, vous vous accordez tout de même pour considérer que la méditérannée est infréquentable en hiver ... merde alors. Moi je me voyais( et je me vois encore) glander dans un port sous le soleil hivernal, et profiter des fenêtres sures pour changer de coin, sans pour autant éffectuer de longues navigations. Mon expérience de la méditérannée est limitée à deux brèves croisières, dont une à Pacques, et s'il est vrai qu'on a un méchant coup de mistral, il ne nous a pas surpris en mer, les prévisions météo s'étant avérées trés fiables, nous l'avons pris au mouillage, avant de repartir le surlendemain avec 10 noeuds de vent, mais je le répète mon expérience méditéranéenne est trés limitée...

17 juin 2003
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Ausone et la Méd ...
Je ne crois pas que l'on t'aie donné la bonne image de la Méd en hiver. J'y ai plus navigué en hiver qu'en été.

Voilà ce que j'en ai conclu:

  1. Il faut absolument un petit chauffage à bord, car il peut faire assez frais (mais pas froid). Sur mon 12m, non isolé, il faut 1000Watts environ.

  2. Il ne faut pas être pressé, mais tu auras toujours des fenêtres sûres de 24h pour faire une centaines de nautique.

  3. Il faut plusieurs bonnes sources météo (GRIB, RTTY, NAvtex, VHF ....)

  4. Le climat en hiver est très agréable, ça n'empêche pas qu'il puisse y avoir 3 jours de pluie à la file, donc aussi une bonne capote de descente.

  5. Pas mal d'endroits touristiques sont désertiques en hiver, et cela peut être sinistre à la longue. Donc bien choisir ses lieux d'escale prolongée pour leur agrément humain.

  6. Un biminitop est un accessoire très utile vu le climat

  7. Un bon et gros moteur est très utile vu le climat et l'état de la mer ainsi que les grandes profondeurs très près des côtes qui ne permettent pas de mouiller n'importe où.

8 Un short peut être indispensable à n'importe quelle époque de l'année :-)

etc... etc...

En tout cas, à ta place, j'y irai toute l'année sauf l'été quand les touristes sont là :-)

Robert.

18 juin 2003
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du compas et d'autres accessoires
à Alain, principalement,
Je précise un peu plus: à l'origine, j'ai parlé du compas en traversée avec la navigation astronomique; l'estime sert à "transporter" les droites de hauteur au cours de la journée. Les Méridiennes sont trop espacées ( 24 heures) pour faire un atterrissage sûr (où s'engager dans un chenal de 3 milles de large avec un courant traversier variable évalué en moyenne à 3,5 noeuds et tendant à aspirer les bateaux vers le récif..., comme il se présente au Sud de la Floride ). Aux Bahamas aussi, il y a de petites îles qui apparaissent quand on a le nez dessus, j'en ai vu apparaître à une distance de 7 milles: juste avant de les apercevoir, je me demandais où était l'erreur...
L'atterrissage en latitude a été la première forme de navigation astronomique, dès les Phéniciens, avec une ficelle, un petit bâton , et des noeuds qui étaient tenus au niveau de l'oeil et qui, à un jour précis de l'année, au moment où le Soleil était au plus haut, correspondaient à la latitude du port recherché (technique adoptée ensuite telle quelle par les Arabes, avec le "Kamal"): il n'était donc même pas besoin d'éphémérides!
A la suite de naufrages en série ( dont celui d'une flotte de 5 navires pour des imprécisions de longitude) les Anglais ont fait au XVIII° siècle un gros effort, stimulé par un concours richement doté, pour mettre au point un chronomètre suffisamment précis et capable d'être embarqué afin de pouvoir calculer la longitude.
Si mes souvenirs sont exacts, notre cher Bernard Moitessier a fait 2 naufrages à cause d'une navigation en longitude, ce qui l'a incité à apprendre la méthode des droites Marcq.
Cette technique est donc à proscrire, sauf si on a perdu ou cassé la montre ... auquel cas il faut se dépanner en cherchant à passer au Nord ou au Sud d'une île assez élevée s'il s'en trouve dans la zone, et pas trop près. A la vue de l'île, ou d'un phare s'il fait nuit, on fait route dessus, avec la procédure d'identification habituelle (et là, bien content d'avoir un bon compas et une estime rigoureuse)

2/ cas de la panne de GPS : d'accord pour le report de temps en temps de la position sur une carte "papier": s'il y a panne, on peut alors reprendre la route à l'estime à partir d'une position précise, éviter l'accident tragique que j'ai évoqué ( faute de faire route sur un abri, au début d'une méchante tempête annoncée, courir en fuite vers le large jusqu'à avoir été capelé par les vagues, décision prise parce que le skipper, à la suite de la panne de son gps NE SAVAIT PLUS OU IL ETAIT). De même, il faut vérifier de temps en temps par d'autres moyens (relèvements, segments capables etc... que le GPS donne toujours une position plausible (cas dans un des forums d'un navigateur qui, par brouillard épais, navigant au GPS à proximité du cap Finisterre, mais avec une veille sérieuse et son sondeur en marche, a évité de justesse une falaise en étant alerté par une remontée rapide du fond.) J'ai vu aussi un chalutier qui marchait au Toran ( précision 30 mètres) se planter.
L'estime n'est pas plus précise que le GPS, il s'en faut, mais c'est une référence ( surtout si on est entraîné ) et un moyen de dépannage. Quand je quitte un port, j'essaie tous les appareils du bord (compas, sondeur, GPS et radar s'il y en a, par référence à des relèvements et des alignements d'amers: pour évaluer la fiabilité des appareils (compas de route compris), les marges d'erreur et la "zone d'incertitude" initale.

Dans le cas du sous-marin, l'accident n'a rien à voir avec l'estime, il illustre simplement les limites du radar - dans un cas à vrai dire exceptionnel-.( la seule question que l'on peut se poser, c'est qu'apparemment, aucun desdeux bateaux n'a utilisé de signaux phoniques: parce que ça s'entend - sauf les "trompettes" sur la passerelle d'un cargo - ou d'un sous-marin-.

Le cas des Italiens "automatisés" est très particulier: le temps était clair,ils n'avaient en fait AUCUNE veille à bord, étant tous n train de manger ensemble (à 20 noeuds tout de même!)

Dans le genre, sur un forum assez ancien, j'ai lu une HORREUR : un quidam tout fier d'annoncer qu'il faisait ses traversées océaniques en veille radar, ce qui est bien, avec alarme réglée à 5 milles, ce qui n'est pal mal en soi, mais avec tout son équipage dormant la nuit, confiant dans son radar!!!!
En Marine professionnelle, cela constitue un délit maritime, avec condamnation et licenciement du capitaine, et en prime passage en correctionnelle pour "mise en danger de la vie d'autrui."
Les inconvénients sont de deux sortes:
1/ risque d'abordage: d'être abordé ou d'aborder: il ya eu et il y aura encore nombre de disparitions de cette manière ( dont, on suppose, le grand Slocum )
2/ risque de ne pas voir les signaux de détresse d'un éventuel naufragé ou d'un bateau en difficultés. Cela s'est produit (principalement de la part de navires de commerce d'ailleurs)

Il y a certes, le cas des navigateurs solitaires, mais cela fait grincer les dents des professionnels, et plusieurs fois ce type de navigation , et les courses en particulier ont été mises en cause au motif qu'un "navire en mer doit assurer une veille permanente" ,ce qui est une question de bon sens.

alors, bon vent et bonnes veilles

18 juin 2003
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Merci, Robert !
Merci de me rassurer sur la validité de mon programme récréatif hivernal en méditérannée, je commençais à douter, car, pas tout seul, accompagné d'une épouse pas plus jeune que moi...Pour le chauffage c'est Ok, j'ai ce qu'il faut, j'ai fait entièremen isoler la coque de mon OVNI en Dépron, je me suis installé un petit ballon d'eau chaude sur l'échangeur du moteur, et je comptes cet automne faire entièrement tauder le canote pour que le cockpit puisse devenir un espace de vie protégé, voire y laisser les cirés, les chaussures et... le chat. Pour le reste, on ne fera pas des milliers de milles, je crois plutôt qu'on louera des vélos. Pour la première fois de notre vie nous allons avoir devant nous du temps, du temps et du temps,sans limite , un bateau formidable et payé, et des sous pour en profiter. Seule ombre au tableau : Je suis fou d'impatience, et les quelques mois qu'il me reste de vie active sont interminables.

18 juin 2003
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bonne retraite...
Enfin un heureux, un vrai, un modeste dans ses mots, un sobre dans ses ambitions.

18 juin 2003
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Ausone,
Bon, je vois qu'on a un canote de la même marque, tous les deux, ça crée des liens, va falloir monter une amicale des bouchains vifs :-)

J'oubliais: vu les fonds souvent importants (les côtes sont très accores), il faut de très longues lignes de mouillage (100m chaîne + câblot c'est pas mal)

Moi je suis un vrai fana de la Méd en hiver ... J'y vais souvent à la Toussaint, à Noël, à Pâques, en attendant de pouvoir y passer toute l'année.

File moi un coup de mail en direct bornro.robert@libertysurf.fr

Robert.

18 juin 2003
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Ausone

Nous aussi nous allons passer les quelques prochaines annees sur l'eau. Depart dans 42 jours et Hiver en Corse a Porto Vecchio pour commencer.
Les derniers mois sont longs mais des derniers jours un enfer...
Robert, mon canot est en Plastique sans bouchain, j'ai pas droit a L'amicale???? :-)))

18 juin 2003
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Stephane,
Si si, on prend les bouchains vifs, les bouchains à vif, les bouchains bouchés, les bouchains mal embouchés, les bouchains lisses (c'est ton cas). Donc pas de pb pour toi :-)

Robert.

18 juin 2003
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pas
wawww il est sympa le club des bouchains on aimerais en faire partie même si on a un vieux westerly de 30 ans

21 juin 2003
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lamer des Alfaques hors saison

Le bateau: un trimaran de croisière sous-voilé (57m2, pour 13x7 m et 7 tonnes en charge).
Les voiles arrivent au terme de leur carrière: elles ont 15 ans d'âge, et pas mal de navigations,
l'équipage: 2 sympathiques habitants de Saint Germain des Prés , des vrais personnages de C.Bretecher, qui venaient d'acheter un bateau, mais renaclaient devant l'effort d'apprendre la navigation ( cas de figure assez fréquent ); 1 "Baba cool" qui savait s'adapter aux situations les plus inattendues, et mon second, un bourgeois de Montpellier, sympathique propriétaire d'un bateau à moteur, qui savait faire le point , tracer et suivre une route , et tenir le cap.

Les circonstances: amener le bateau le plus vite possible à La Rochelle, en faisant bien entendu ( largeur oblige) le tour de l'Espagne(dans le mauvais sens par rapport aux "Alizés portugais")

Pour situer les conditions, j' intercalerai quelques extraits du livre de bord:

départ le 5 Avril, par conditions anticycloniques, à 21 h , de Cap d'Agde. Le 6, à 21h: escale technique à Rosas. Le 7, appareillage à 2h.50. A 16h , pris un grand canot à moteur ( en panne) en remorque. 18h: croisé "Keep" (Beaufort 16, en retour des Baléares) avec l'ami Montesinos comme capitaine. Le 8, à 8h. accosté au club nautique de Barcelone.

Le 10 Météo locale:vents de Nord force 4. C'est vraiment tout bon, mais ... Appareillage à 1h.30. Sortie très secouée: Vent obstinément à l'Est, mer agitée, très cahotique, bloquant le bateau au près ( vitesse 2/3 noeuds). 1 cas de mal de mer.

le 11 : en l'absence d'amélioration, décision de retourner au port à 3H. du matin. Retour à 8-10 noeuds, puis, sous foc n°1(*17 m2), à 6-7 noeuds. 20h: appareillage. 21h: passé les jetées. Vent Nord force 4. 1h30: sur fonds de 25m, Villenueva par le travers, vent N.force 5. 7h.: Tarragone en vue, vent NW force 6, déchiré gênois lourd. Vent forcissant jusqu'à force 9, mer agitée ; sous foc1 + GV: 8-10 noeuds, puis foc n°1 seul: 7-8 noeuds; 1 poulie de renvoi (foc) éclatée.
14h: atterrissage delta de l'Ebre ( pointe Tortosa) . 14h30: forte brise de SW . 18h: renverse de NW : force 7, 8 ... têtière de la voile d'artimon arrachée. 23h: Mouillage devant la plage de San Carlos de la Rapita, sur fond de 4 m, 30m de chaîne à l'eau et 2° mouillage à pic, en sécurité, à 1 minute de rafales extrêmement violentes(force11)

Pour être plus descriptif: le temps est gris, froid, en vue du phare de la pointe Tortosa je décide, vu l'état de fatigue de l'équipage (seuls restent en état le Montpellierain et moi-même, le Baba, qui est loin d'être mauvais n'est pas encore aguerri: il le deviendra lors de la remontée de la côte du Portugal), de faire escale à Vinaroz: le cap de la Nao n'est plus très loin, et après, le climat est en principe meilleur.. Vers 14h30, le vent saute et vient de face, alors que nous venons de passer le phare; il va falloir louvoyer serré dans des conditions de temps qui commencent à me paraître douteuses. Un coup d' oeil sur la carte dans l'entrée de l'Ebre, par le Nord, il y a un mouillage de rêve, en tout cas bien abrité, que le tirant d'eau de 0,9 m nous rend d'accès facile. Comme le vent a l'air de tenir, demi-tour! et nous repassons devant la pointe. Je commence à prendre mes relèvements sur la nouvelle route pour engager le bateau sur la "finale" quand le vent saute au Noroît en forcissant. Je ne suis pas contrariant et de nouveau route sur Vinaroz. Nous repassons une troisième fois devant le phare de la pointe : celui-là, je n'aurai pas de peine, dorénavant, à le situer. Le vent continue à monter, Vinaroz se précise ; je pointe le "Sestrel Handbearing" vers l'entrée de la "Mar de los Alfaques", pour noter un cap d'entrée au cas où... Je n'aime pas du tout ce vent qui a l'air de tourbillonner, il doit y avoir une sorte de dépression pas loin, d'ailleurs l'aiguille du barographe descend avec obstination, et trace une courbe vraiment pas sympa sur le papier. Si une dépression tire le vent au bout de ce couloir ( de l'Ebre) il risque d'y avoir de l'animation d'ici peu. Et puis, mon subconscient, programmé par l'analyse de milliers d'observations du sens et de la force du vent, des nuages, des données barométriques, des particularités locales, des températures, du relief de la côte, des heures du jour et de la nuit, des Instructions nautiques, de l'écoute des récits des navigants, des TR, des radios maritimes commence à sonner l'alarme. J'aimerais bien arriver ce soir à Vinaroz, mais me dis que je me suis toujours trouvé bien de suivre l'instinct, alors cap sur la mer des Alfaques. Et je sens qu'il ne faut pas traîner: le vent tourne progressivement dans un sens qui ne me convient pas: celui du "couloir".
Alors moteur! 5 minutes d'échauffement à demi-régime, puis à fond le "cran de pétrole". Le foc est amené, la grand-voile bordée, c'est une Marc Phillipe, je serais étonné qu'elle me lâchat. Je cherche à mouiller devant San Carlos de la Rapita, pour ne pas perdre de temps et être mouillé avant le gros du coup de vent, dans cette zone abritée le bateau reste maniable,mais dans la nuit,la surabondance d'éclairages m'empèche de distinguer avec précision, même aux jumelles, la limite du littoral. Alors, au compas et au sondeur, pour se coller à la plage, en laissant une centaine de mètres de marge de sécurité derrière le cercle d'évitage, au cas où....
4 mètres de fond OK. J'ai passé la barre au montpelliérain , je bondis à l'avant , mouille la CQR, la sens crocher, et file 30 mètres de chaine, puis un deuxième mouillage à pic, par sécurité, la ligne de ce mouillage, élongée sur le pont, retenue par de vieux sandow qui cèderont si ce mouillage doit filer : dans le pire des cas, je me retrouverais sur le cordon littoral et pas en mer, c'est préférable par une temps pareil. Je pense que la CQR recrocherait avant si elle chassait, et probablement la deuxième ancre. Le temps de rabanter la grand-voile, de saisir tout ce qui risque de bouger et ça-y-est! Maintenant il vente d'énorme rafales (force 11, l'anémomètre est bloqué à 45 noeuds, mais là-haut , le moulinet tourne comme je ne l'ai jamais vu tourner. A cette distance de la côte, il n'y a qu'un petit clapot, le bateau ne tangue pas , il se contente d'embarder, l'eau fume, dans l'air arrivent comme des projectiles des brindilles, du sable, des morceaux de papier, des sacs de supermarchés. Le gréement siffle et chante. Je fais le tour du pont: le mouillage est bien tendu, ne vibre pas. quand je rentre dans la timonerie, le dîner commence à sentir bon, la vie est belle. On est bien ici!. Pas de risque, vu l'endroit du mouillage d'avoir un problème avec un autre bateau. Décision est prise de s'accorder une bonne nuit de sommeil: si le mouillage ne tenait pas, c'est que ce serait la fin du monde , alors...

le 12 Avril: Grasse matinée . 10 heures du matin: nous nous étirons sous un Soleil radieux. Pas de vent.. Je me régale du spectacle de la mer des Alfaques en beauté sous le Soleil. Je suis passé tant de fois devant que j' étais impatient d'y entrer ... Sans précipitation, je relève le mouillage et ... la CQR est bloquée au fond. Nous armons le guindeau de la grande manivelle à cliquet, sur la petite vitesse, et nous mettons à trois à tenter de virer. Peine perdue : l'étrave s'enfonce, mais l'ancre ne vient pas. Se masser à l'arrière n'apporte pas plus de résultats. Alors je cule au moteur vers la terre , à l'opposé du mouillage litigieux, élongeant toute la chaîne, mouille une autre ancre, reviens sur la CQR en reprenant toute la longueur de son mouillage, puis vire le nouveau mouillage. Le système se tend, il se passe quelques minutes d'indécision, puis la chaîne remonte, couverte d'argile compacte sur ses deux derniers mètres.

Nous repartons à midi, avec un début de brise de mer, que nous touchons à force 3 à 13h30, à 16h une deuxième poulie de renvoi, malmenée les jours précédents, éclate, sitôt remplacée par une poulie Barton quasi indestructible, à 19h50, nous entrons à Peniscola, où nous consacrons la soirée à visiter la vieille ville et à dîner sur la terrasse d'un petit restaurant -sûrement une annexe du Paradis -surplombant la mer, dans l'attente de la brise de mer, pour avoir du portant tirant bien.

Après, comme pour les gens heureux, ce fut un voyage sans histoires jusqu'à Gibraltar..

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