Récit (semi castrophique) de ma première sortie

Pour faire suite à : www.hisse-et-oh.com[...]-sortie

Salut à tous,

J’ai le permis côtier depuis 3 ans mais hier fut ma première sortie.

La veille, réservation d’un Pacific Craft 500 chez mon ancien formateur. Il me conseille sur ma journée. Départ de l’île de ré, tour du Fort Boyard, échouage sur une plage de l’île d’Aix (basse mer à 12h). Quand le bateau reflotte, vers 13h, retour vers l’île de ré.

Le matin après une énième relecture du bloc marine et de mon mémo sur le code, direction le port avec femme et enfants.

Bon disons le tout de suite. On nous rabâche qu’il faut vérifier le matériel du bateau, que l’on doit respecter les balises, les chenaux. Une fois seul on oubli tout. Même une marque cardinale sud semble nous appeler pour nous dire : « passe par là ». Bref si ce n’est pas tout de même à ce point, on est pas concentré au point de tout analyser « correctement ».

L’allée vers l’île d’Aix se passe bien mais l’échouage un peu moins. En fait je n’ai pas eu la méthode à suivre, je suis obligé de rappeler le loueur pour savoir comment lever le moteur. Une fois l’info prise, je jette l’ancre.

On mange sur la plage. Je regarde le bateau qui contrairement aux autres est perpendiculaire au chemin traversier. Je ne m’inquiète pas plus. La marée recommence à monter. Au même titre que d’autres, on remonte sur le bateau. Mon voisin me dit qu’il doit y avoir un soucis avec mon ancre. Pas normal que le bateau soit dans cette position. Effectivement, même si j’ai lancé l’ancre, un simple grappin, j’ai oublié de le verrouiller. Erreur de débutant. Ça tombe bien j’en suis un. Je relance l’ancre plus loin. Le bateau se remet dans l’axe. Cependant au fur et à mesure que l’eau remonte, le bateau glisse et passe derrière les autres. Mon voisin toujours sympa, m’indique que l’ancre n’est pas faites pour ce type de fond (de la vase). Je lui lance un bout, il me tire en mer.

Nous revoilà a flots, mais quel flot. Le vent s’est levé. Chaque vague se fait sentir. Le trajet de retour nous arrose en continu. Un center console, avec places à l’avant, ce n’est ni sécurisant, ni agréable pour les passagers qui n’ont aucune protection. D’autant que l’on se prend pratiquement que des vagues de travers.

Au bout d’une heure, sans croiser un seul bateau, ce qui renforce le sentiment d’être isolé, on arrive à La Rochelle, rincé dans tous les sens du terme.

Faute de GPS et de connaître les lieux depuis la mer, je loupe le port des minimes pour faire le plein. Le GPS sur téléphone est probablement une bonne alternative mais quand il fait beau et quand il y a un support correct pour le poser. Même la VHF est essentielle, le téléphone n’étant pas amphibie. Le bateau est équipé d’une radio mais nous sommes assis dessus, autant dire qu’en cas de pépin, elle ne sert à rien.

On passe sous le pont de l’île de ré. Les vagues se font encore plus forte. J’hésite entre augmenter la vitesse ou la réduire. L’augmenter nous permet d’avancer plus vite mais amplifie le phénomène de retombé sur les vagues. Au contraire, baisser le rythme nous donne l’impression de faire du surplace et de jouer au montagnes russes. Pour se donner un peu d’assurance on longe aux maximum la côte.

Serrés comme des sardines, histoire de se donner chaud on croise des dizaines de bateaux. Filles sur le sundeck, équipage en manche courte, on se demande comment nous pouvons être si mouillé quand d’autres semble ne pas hériter des mêmes éléments.

Le voyage touche à sa fin, le porte se dessine et les vagues disparaissent comme par enchantement. On est arrivé.

Malgré ça tous on apprécié le voyage. Je pense que la destination aurait dû être plus courte pour un début (erreur de conseil ?) et que le bateau n’était probablement pas adapté à la situation.

On apprend forcément de ses erreurs et de l’expérience des autres... donc j’attends vos critiques pour avancer.

Jérôme

L'équipage
01 sept. 2019
01 sept. 2019
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bonjour
pour beaucoup d'entre nous ( moi c'est certain ), je pense que l'on a surestime nos capacitees et pas souvent eu des debuts beaucoup mieux que toi .

salut

01 sept. 2019
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Il faut bien commencer un jour et les erreurs sont humaines.
Question naïve: comment fait-on pour louper l'entrée du port des Minimes en allant ou en venant de La Rochelle vieux port, vu qu'on passe devant et que la marque babord Richelieu est un point impératif à éviter ?. Il suffit de suivre la carte locale et le balisage, le GPS étant superflu.
Quand il y a trop de mer on réduit pour ne pas fatiguer le matériel et l'équipage. La côte peut protéger du vent mais faire du rase cailloux n'est pas forcement une bonne idée (la sécurité est le plus souvent au large).

01 sept. 2019
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Quand tu confonds dans la précipitation palisse et minime pour la station service :) J’ai fait le plein à St Martin.

01 sept. 2019
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Dans ma jeunesse, pour ma première aventure j'avais laissé ma famille à barboter et j'étais parti seul de la bouée eau vive Le Lay pour viser St Martin. Ma navigation en Zodiac était tellement précise qu'en rentrant dans le port j'ai demandé confirmation: en fait j'étais à La Flotte ! Et en plus j'ai failli me faire bloquer dans le port à flôt.
Cette odyssée mémorable s'est terminée à la tombée de la nuit, envasé à marée basse juste devant la descente du port de l'Aiguillon où m'attendait philosophiquement mon épouse, les enfants dans les bras !

01 sept. 2019
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A question naïve...
Il n'a jamais été au vieux port de La Rochelle, il dit qu'il est parti de l'île de Ré (St Martin je suppose) et revenu au même endroit.
:heu:

01 sept. 2019
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  • il faut ,toujours connaitre la metéo c'est IMPERATIF et c'est bougrement facile aujourd'hui on a tout heure par heure ,force du vent ,direction, hauteur des vagues ,etc
    -autre chose avoir a bord toujours des vêtements chaud et impermeable m^me plus que necessaire . -tres important etre équipé pour appeler des secours (telephone dans etui étanche , bien chargé ) VHF toujours en marche …
    • de plus il faut un gPS ,imagine un seul instant que la brume tombe ,visibilité à 100m !!!
01 sept. 2019
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Juste c’est une question que je me suis posé où avoir ces éléments météo que tu indiques. J’ai l’application Embark mais elle donne la vitesse du vent pour un port...

01 sept. 201901 sept. 2019
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"- de plus il faut un gPS ,imagine un seul instant que la brume tombe ,visibilité à 100m !!!"

Ca nous est arrivé l'été dernier à bord de notre coquille de noix. À moins d'1/4 de nm de la plage mais avec le pavage genial de la zone perros/trelevern et les cailloux de l'ile Siec à qq centaines de m tout au plus on n'en menait pas large ...
Cet été on emportait un petit garmin 78 ...

01 sept. 2019
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Quand la brume envahit, en bateau on réduit sa vitesse et on a même la possibilité de faire du surplace, au besoin en mouillant, tout en restant très attentif aux bruits et signaux auditifs. Avec un vrai radar (+ sondeur), on peut éventuellement continuer prudemment sa route.
Une progression de nuit noire ou dans le brouillard avec Radar+ Sondeur + GPS + carto + veille attentive soumet les nerfs à rude épreuve et est fatigante

01 sept. 2019
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Questions subsidiaires. Vu que je ne peux changer le sens des vagues, comment gérer la direction pour ne pas prendre systématiquement les vagues de côtés ? Entre naviguer à 200m des côtes et naviguer à un mille est-ce que les vagues sont plus ou moins fortes ?

01 sept. 201901 sept. 2019
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on est actuellement en grande marée avec grand Coeff donc avec du courant important ..or courant contre vent égal vagues abrute ..

donc avant de prendre la mer il faut regarder cela … et dans ton coin "joué" avec le contre courant qui est le long de la cote ..et aussi se mettre a l'abri du vent s'il vient de l'Ile de ré

tout un art..

01 sept. 2019
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Ralenti d'un carat, puis monte d'un coté et descend de l'autre. en faisant un petit micro virage en haut. ça va atténuer le sentiment que le bateau tape en lui faisant suivre le profil vague, comme si tu surfais.

Ensuite si les vagues le permette il faut que tu déjauge vite, ça te permet d'être un peu au dessus des vagues et c'est beaucoup plus agréable.

Tu peux aussi faire des grands zigzag. 2miles dans un sens 2 miles dans l'autre, pour soit les prendre de 3/4 arrières soit 3/4 avant.

Ensuite faut pas ce leurrer, y'a que l'expérience qui va te faire apprécier la vitesse et la direction quand y'a des vagues.

Comme du l'a aussi fait remarquer tu ne savais pas comment remonter ton moteur, ça veux aussi dire que tu n'a pas dû toucher au trim moteur. Le trim c'est l'angle du moteur avec ton bateau, tu le gère avec la même manette que celle des gaz généralement.

Le trim doit être réglé en permanence, tout en bas pour déjauger, puis dès que le bateau sort de l'eau le relever progressivement jusqu’à sentir le bateau devenir léger, ensuite on peu ralentir le moteur doucement sans perdre trop de vitesse. On peut même ralentir beaucoup si le bateau est léger, ça devient beaucoup plus confortable et on gagne en manœuvrabilité. Étant "au dessus" des vagues, on négocie beaucoup mieux la longue houle d'Atlantique. En med, c'est plus compliqué c'est une mer courte avec beaucoup de clapot.

Sinon pour apprendre, le semi rigide c'est pas mal aussi, c'est plus bas sur l'eau, plus stable et pour beaucoup ça semble plus sécurisant. Cependant étant plus léger, il faut souvent jouer du trim pour les faire déjauger, mais c'est de l'expérience sous perfusion pour les plus gros.

01 sept. 2019
3

par contre ,un bon point : c'est de chercher de comprendre le pourquoi du comment ,ça c'est bien

01 sept. 2019
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Etonnant de voir que ce n'est qu'un grappin à bord de ce canot

01 sept. 201901 sept. 2019
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Comme quoi les formations sont limitées au minimum, le trim est une technique essentielle. Je viens de regarder plusieurs vidéos et articles sur le sujet. Le bouton up/down m’a juste été présenté pour lever le moteur, vérifier l'hélice où éviter une rencontre infortuite avec le fond. Je comprends mieux l’intérêt de ce bouton sur la navette des gaz.

01 sept. 2019
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Merci Llopht pour ce récit plein de modestie et de franchise.

La Mer est une grande école de patience et de persévérance.

Peut-être devrais-tu envisager tes prochaines sorties avec plus aguerri que toi qui t'apprendront beaucoup plus vite ce que tu risques de devoir apprendre tout seul en bien plus de temps.

2

Bonsoir,
Quand j’ai appris la voile, j’etais mousse sur le bateau d’un copain. Il m’a conseillé le bouquin des Glenan. Il a été mon livre de chevet pendant 3 ans.... Petit à petit, je suis devenu équipier.
J’en tire 2 leçons:
il vaut mieux avoir un mentor un certain temps (ce qui permet d’avoir le temps d’apprendre... et de faire des bêtises sous surveillance)
L’aprentissage est long, très long, même avec beaucoup de passion (ce qui a été mon cas)
J’en suis a mon 6 ème bateau et je me pose encore des questions. Je crois bien que le jour où je ne m’en poserai plus, j’arrêterais de naviguer.
Être humble face à la mer doit être la première des qualité d’un marin.
Je rejoins les conseils dictés plus haut: météo, accompagnement, humilité.
Bon courage,
Patrice

02 sept. 2019
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Après quelques jours, je trouve tout de même que mon formateur n’a pas été d’un conseil très avisé. Laisser partir en mer, sur une distance si conséquente pour une première expérience, en famille, avec un coef de marée élevé et un bateau si ouvert, pas certain de la logique...

A ma remarque sur le grappin et la vase, il n’a eu que pour simple réponse que personne d’autre ne lui a remonté de soucis. J’ai lu depuis quelques articles sur les ancres autant dire que cette ancre est uniquement apte avec des algues...

Avez-vous des adresses vers lesquelles me tourner dans le secteur du 17 pour des conseils et un accompagnement ? Je crois vraiment que l’humilité est un mot fort qui a tout son sens en mer, et je suis dur genre à écouter, à apprendre et à transmettre.

02 sept. 2019
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Le mec est un entrepreneur, certains auront des cas de conscience à te faire sortir par ce temps là, d'autres pas, se disant que leurs problèmes c'est de se faire du blé, le tiens de gérer la météo, chacun ces problèmes. C'est moche hein? bon. Un ami a loué à Bonifacio à la journée. Dans le port, un calme plat. A la sortie du goulet, donc en pleins dans les Bouches, on connais le coin, BIM, des conditions de furieux. Il a fait demi tour tout de suite et a dit au loueur qu'il était pas sérieux de laisser les gens sortir comme ça. L'autre n'a pas voulu lui rembourser plus de la moitié de la journée. C'est un sale chien, parce que les touristes qui louent à la journée, ils n'ont pas forcément tous les réflexes de marins, comme toi, et la moindre de choses serait d'obliger ces loueurs à afficher le bulletin de la journée.

Quand à l'ancre grappin, on est d'accord, c'est une ancre de merde. Pour un tour du monde, ce serai suicidaire. Pour des bateaux de loc qui viennent squatter les mouillage à la journée quand il fait beau, ça ne m'a pas choquer de les voir tous avec ça cet été.

Ah, pour ma première sortie, J'ai dans l'ordre : eu l'alarme de surchauffe moteur au bout d'une demi heure, j'avais laissé le bouchon du vase ouvert et plus une goutte de liquide de refroidissement. puis, pété une drisse de génois. Puis à l'arrivée au port, rentrer dans l'étrave du bateau d'à coté, entaillé mon rail de fargue avec son ancre, passé sa pendille sur ma quille, mis une heure à défaire sa pendille de ma quille, j'allais laché l'affaire déjà en short pour plonger. Tout ça sous l'oeil de quasi tout le port. Le lendemain, quand je suis parti, tout le ponton d'en face m'attendais la gaffe à la main !

02 sept. 2019
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sur une coque ouverte les passagers doivent être derrière la console si il y a des vagues, ils y seront plus à l'abris que devant (et comme ça on déjauge plus facilement).

pour la météo: www.windy.com[...]
(dispo aussi sur mobile)

02 sept. 2019
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Il y a loueur et loueur. Mais sur un contrât de location est écrit que celui qui signe en tant que skipper affirme qu'il a les compétences correspondantes (le loueur peut tester, refuser la location ou proposer un skipper de confiance).
Ce qui est critiquable dans votre histoire ce n'est pas vos erreurs, mais d'avoir pour une première virée test, embarqué femme et surtout enfants en surestimant vos capacités et en sous estimant le milieu marin. Le coin est relativement facile et protégé et ne pose pas de gros problème. Profitez en pour vous entrainer sérieusement pour que votre famille puisse continuer à vous faire confiance . Si votre épouse peut vous seconder efficacement c'est encore mieux. Vous pouvez progressez tout seul. Il suffit de se définir des objectifs simples et progressifs. Cela commence naturellement par la lecture correcte de la carte du coin et l'identification certaine des marques sur votre parcours, la tenue parfaite des caps, le suivi des sondes, l'application des règles de barre, etc.. (le GPS est branché en secours mais devrait rester un moyen de validation). La météo est capitale. Elle s'apprend, se comprend et se respecte. La maitrise du mouillage est aussi très importante. Enfin toujours s'imposer et imposer les règles de sécurité. Le Bloc marine (ou équivalent) est un aide mémoire très important à feuilleter régulièrement.
Etre humble face à la mer, est nécessaire. Laisser s'installer le doute peut s'avérer catastrophique sur un bateau.

03 sept. 2019
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C'est tout le problème des permis cotiers, et un des raisons pour laquelle je suis absolument contre les permis voiliers.

On apprends par cœur les cardinales, les feux, et les "tricovert" "bacyrouge", les sémaphores et la bande des 300. Mais on sait pas naviguer. Et honnêtement la navigation de nuit en zodiac ou en petit bateau c'est extrêmement rare vu que tout le monde sort a la journée. Par contre, quand il s'agit de jeter l'ancre, de faire un nœud de taquet, de sortir le bateau de l'eau, personne te forme à ça.

Lors de mon permis on avait fait 100m en ligne droite et une manœuvre d'homme a la mer et on était 4 sur le bateau. On avait vite fait regarder l’équipent de sécurité. Le tout sur une demi journée.

Pour ma pars c'était une formalité, j'avais 16 ans et mon paternel me laissait le volant du semi rigide 90ch dès qu'on sortait du port. Mais les autres étaient vraiment des débutants et avaient du mal a conduire, c'est difficile de comprendre qu'un bateau a moteur tourne par l’arrière, alors qu'une voiture tourne par l'avant.

Ensuite c'est quand même pas un formateur de fou, le trim c'est assez basique a comprendre et devrait faire parti des formations, tout en bas ça enfonce l'arrière et lève le nez, plus on le remonte plus ça lève l'arrière et pousse sur le nez, permettant rapidement d'avoir de la portance sur la carène et de planer sur l'eau. Sans déjauger ton bateau est pas maniable, pas confortable, pas stable et consomme le triple de ce qu'il devrait.

Le loueur c'est un entrepreneur, si t'as le permis il te file n'importe quel bateau. C'est ton job de savoir si tu peux sortir ou non. Et c'est le job de ton formateur de te former pour avoir se savoir la.

03 sept. 201903 sept. 2019
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et celui qui ne passe pas son permis cotier lui sait quoi de plus?

03 sept. 2019
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Il sait qu'il ne sait pas pas sur du tout

03 sept. 2019
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malheureusement ça ne semble pas se passer ainsi c'est m^me souvent l'inverse ...

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Il sait qu'il ne sait pas,contrairement au titulaire d'un permis qui croit qu'il sait.

03 sept. 2019
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Qui sait?

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Qu'y a-t-il de pire?

Un ignorant qui ne sait pas qu'il ignore ou un ignorant croyant savoir?

Le second osera tout sous le couvert de la licence qui lui a été accordée.
Le premier peut aussi oser mais il y a une chance que l'absence de licence le pousse à la prudence.

03 sept. 2019
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Il existe des petits GPS qui contrairement à ton tel portable sont étanches et lisibles en plein jour.
Il existe des VHF étanches et flottantes qui ne sont pas hors de prix et fonctionnent correctement.

Lorsque tu utilises ton propre matériel tu en connais le fonctionnement et ne risque pas d'avoir les mauvaises surprises que l'on peut avoir avec des bateaux de location.

03 sept. 2019
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Pour défendre le permis, que je n'ai pas, je dois dire que je n'ai pas souvenir d'avoir été une fois emmerdé ou stressé de tout Juillet-Aout, par un de ces centaines de petit semi-rigides Lopac à moteur loués la journée. (On parle de nav et de pilotage, pas du bruit). A l'inverse, j'ai vu un nombre indéfini de voiliers de loc Dream Yacht Charter et compagnie faire du grand n'importe quoi. C'est affrayant de constater que ces loueurs lachent des vehicules de plusieurs tonnes à n'importe qui et qu'on se retrouve à la merci de ça sur l'eau.

J'ai discuté avec plusieurs d'entre eux dans leurs cockpits, les mecs ils ont eu ou loué un bateau il y'a 5 ou 10 ans? "Ok, c'est bon, pas de problème, quelle taille Monsieur?".

Et j'ai pas vérifié mais il parait qu'en Italie tu n'as pas besoin du permis pour les bateaux à moteur non plus. C'est une connerie ou pas?

03 sept. 2019
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On sera nombreux a dire que notre première sortie était catastrophique. En fait elle l'était probablement moins que perçue, mais comme on a pas encore fait son "curseur", chaque perte de repère ou de contrôle est multipliée par 10 en ressenti.

Je te conseille juste un poil plus d'équipement :
- une bonne VHF étanche chargée et testée chez toi avant de partir,
- un phone étanche no-name avec une sim gratos genre free dedans :
www.pearl.fr[...]cs_1131
ça, ça signifie "en cas de pb, je suis sûr de pouvoir appeller à l'aide"

  • ton smartphone habituel chargé à bloc dans une pochette étanche avec une appli GPS dedans, et peut être la carte papier dans la pochette itou
  • une paire de jumelles étanches avec une mesure du cap dedans. "je suis sûr, même paumé, de savoir où je serais exactement en cas de besoin"

Avant de partir tu as potassé, mais le mieux c'est encore de se dessiner sa route sur la carte du bloc marine ou sur une vraie carte du plan, et de noter les cap à suivre... c'est ceux que tu suivras sur ton boat

Déjà ça va énormément te rassurer, et moins de flippe, c'est beaucoup moins de pratique hasardeuse.

Retente sans les enfants mais avec ta nana une fois sur la même zone.
Entre cette expérience et cette nouvelle préparation, tu vas te sentir déjà tellement plus à l'aise

03 sept. 2019
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La tenue correcte d'un cap et l'identification certaine des repères sont vraiment fondamentaux. Le cerveau anticipe et conduit souvent à de fausses identifications. De nos jours le GPS sauve souvent la mise mais une navigation ne doit pas se résumer uniquement à un suivi de GPS. Il faut impérativement arriver à faire coller carte et observations visuelles sur l'horizon et naturellement en permanence se situer par rapport aux points cardinaux. C'est une conduite universelle air, terre, mer.
Utiliser sa tête: par exemple en hémisphère nord le soleil est au sud, même si quelqu'un, ou une partie de votre cerveau cherchent à vous démontrer l'inverse. Donc prenez d'abord le temps qu'il faut pour bien vous situer dans votre zône de navigation.

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Mouillage en med, on se croiserai en Polynésie

Souvenir d'été

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novembre 2021