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corosion,electricite et bateau alu

J ai lu avec interet les anciens articles sur le sujet car j ai un bateau alu avec moteur non isole
et donc 12v entre le + batterie et la coque.A priori cela ne veut pas dire que le courant passe et que c est meme bien d avoir le negatif a la coque(theorie de l ingenieur suisse)
Au dela de cela comment fonctionne ds cette situation un testeur de fuite(que je n ai pas )et comment verifier qu il n y a pas aussi du + a la coque merci

mardi 13 décembre 2005 18:36

Liste des contributions

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le testeur de fuite ...
classique ne peut pas fonctionner dans ton cas, puisqu'il y a le (-) à la coque.

Le problème n'est pas que le (-) soit à la coque, c'est un montage parfaitement licite et courant . Le problème est d'être sûr qu' UN SEUL point du (-) soit mis à la coque et qu'il n' y ait pas de fuite du (+) à la coque. Donc qu'aucun instrument n'ait un défaut d'isolation ... ce qui ne peut pas être vérifié facilement. Si plusieurs point de la coque sont mis au (-) ou s'il y a une fuite du (+), il y aura des courants balladeurs et c'est ça qui fait des dégats dans l'alu.

Le moyen de vérifier cela de façon simple est justement le testeur de fuite usuel qui ne peut fonctionner que si la coque est isolée. Il faudrait donc monter un testeur de fuite et débrancher le point de mise au (-) de la coque ... ce qui n'est pas évident si c'est tout le bloc moteur, car il faut débrancher le démarreur, l'alternateur et le bloc lui-même du (-) s'il y est branché pour alimenter le préchauffage...

mardi 13 décembre 2005 19:25
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En partant du principe
Que le moteur ne tourne que peu de temps, et que par contre la servitude est branchée 24/24, il suffit d'équiper le moteur d'un coupe circuit bipolaire, et de le mettre sous tension que lors de son utilisation.

Puis installer un testeur de fuites pour la servitude, qu'il est facile d'installer en bipolaire.

_/)

mardi 13 décembre 2005 19:53
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Coupe circuit moteur non isolé ...
bipolaire, d'accord, impeccable, si l'installation servitude est complètement en bifilaire.

C'est donc une des premières choses à vérifier: tout est-il bien en bifilaire sur la servitude ? Y-a-t-il un émetteur BLU à la masse ? Un coax de GPS mis à la coque ? un détecteur d'eau dans les fonds pas isolé ? etc ... Sur un vieux bateau, ça peut amener à la dépression nerveuse

PS: j'ai un vieux bateau

mardi 13 décembre 2005 20:06
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moi aussi
j ai ce pb la sur mon canote le - de l alternateur et du démarreur sont a la coque ... alors moi , la question que je me pose est la suivante?
si une pièce de monnaie en cale peut faire un trou dans la coque par simple ddp entre l alu et le métal de cette pièce, qu en est il d un moteur entier ?

mardi 13 décembre 2005 20:24
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le mythe de la pièce de monnaie ...
perforante a la vie dure

Heureusement que ce n'est qu'un canulard

mardi 13 décembre 2005 20:35
Missing
ménestrel2

une expérience parmi d'autres
j'ai assuré la maintenance et navigué sur un voilier en alu pendant 15 ans (construction Pouvreau de 1980). Je vous fais part de mon expérience et des leçons que j'en tire.

1 - Peut-on supprimer totalement l'électrolyse sur les bateau en alu ? la réponse est non.
2- Est-ce dramatique ? la réponse est non si elle est contrôlée. Par contre, l'électrolyse peut faire de gros dégâts ( vu sur un bateau de moyenne série de moins de trois ans) si certaines règles ne sont pas respectées.

Ces règles sont les suivantes :
Eviter l'électrolyse par "effet de pile"

1- une construction homogène, un seul métal ou plus exactement le même alliage du pont à la quille. J'ai vu, il n'y a pas très longtemps, dans un petit chantier, une quille en fonte qui était rapportée sur une coque en alu en y intercalant un isolant, bonjour les dégâts dans quelques années !
2 - remplacer, dans la mesure du possible, pour fixer le vaigrage par exemple, les vis inox par des vis en platique.
3 - isoler les winchs des platines en alu par des feuilles de PVC rigide par exemple.
4 - Isoler les pieds de chandeliers .
5 - ...

L'électrolyse par perte de courant est sans doute la plus à redouter. Les pertes de courant peuvent-elles être évitées ? Tout dépend de l'ordre de grandeur.Quelques millièmes d'ampères ne sont pas catastrophiques.
Le bon sens veut :
* que tous les circuits électriques soient en bipolaires.
* Qu'il y ait un coupe circuit général sur le + et un autre sur le -
* un alternateur bi-polaire bien entendu

Se méfier des différentes jauges, sondes, ventilateur et gaines de ventilation(serpentin en métal), pompes de cales, ect

Si ces règles sont respectées le bateau "vieillit bien ", on peut alors apprécier les avantages de l'alu, coque rigide, qui encaisse bien les chocs, facilité pour modifier ou ajouter du matériel voire même pour changer une tôle si besoin était.
Un autre point à surveiller c'est la faible résistance de l'alu à "l'usure" d'où l'ovalisation des trous de cadènes par exemple (éviter les haubans flottants sous le vent). Ceci dit sur le bateau auquel je fais référence l'alu n'a jamais "failli", je n'en dirais pas autant des pièces en inox.

Le mythe de la pièce de monnaie, risible ou pas ? tout dépend de la durée, sur une année oui sur vingt ans, prudence. Il est raisonnable de visiter son bateau de fond en comble au moins une fois par saison.

JYR

mardi 13 décembre 2005 22:21
Dscf2168
Peio

Se méfier aussi de l'osmose ! (sur les vieux bateaux alu)
Eh oui, mon ketch en alu des années 80 était osmosé !
Depuis quatre ans, je regardais avec angoisse des trous symétriques (babord/tribord), d'abord minuscules, qui s'agrandissaient peu à peu à l'avant de la quille, dans sa partie haute. Curieusement, les dégâts semblaient s'aggraver particulièrement pendant l'hiver, alors que le bateau est tiré au sec. Je le retrouvais avec, sortant des trous, des coulures suspectes ayant séché. Certaines de ces coulures avaient manifestement rongé superficiellement l'Inversalu de chez Meta et l'aluminium qui est dessous, laissant après grattage des rainures de 1mm de profondeur.
Il y a deux ans, j'avais sondé l'ensemble de la quille aux ultra-sons et avais constaté que cette attaque se limitait strictement à deux zones d'environ 80 cm X 40 cm, de part et d'autre de la quille. Aussi, préférant naviguer que bricoler, je me contentais de boucher les trous avec du roving et de la résine époxy et je remettais le bateau à l'eau.

Cette année, le plus gros des trous mesurait plusieurs centimètres de diamètre et la réparation paraissait plus que nécessaire. La quille fut donc ouverte sur la longueur affectée et le lest (lingots de plomb) retiré. Entre les lingots, le constructeur avait rempli les vides avec du tissu de verre imprégné de résine polyester. A l'intérieur du bateau, la partie avant de la quille était fermée avec le même matériau. De l'eau de mer ayant vraisemblablement pénétré à ce niveau, ces amalgames mat/résine étaient presque totalement décomposés par l'osmose, laquelle avait produit de... l'acide acétique expliquant que mes tôles de 8mm d'épaisseur soient presque complètement détruites à cet endroit.

Voilà, c'est maintenant réparé (une semaine de dur travail), mais l'aventure m'a semblé suffisamment extraordinaire pour être relatée ici.

jeudi 15 décembre 2005 02:39
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testeur de fuite
J ai effectivement un coupe circuit + et - au moteur en plus de ceux(+ et -) de la batterie moteur.Donc je peux controler..ouf!
Avant d acheter un testeur puis je controler avec un multimetre tout simplement( position voltmetre,position amperemetre et comment ?
merci a tous ,je decouvre ce site vraiment super

mercredi 14 décembre 2005 09:34
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Testeur de fuite ...
Un testeur de fuite est un milliampèremètre. Mais ... si tu fais cela avec ton multimètre digital réglé sur la gamme 200 mA par exemple, et s'il y a une grosse fuite, tu vas fusiller ton multimètre ! IL faut donc quelques précautions:

1) Mettre le multimètre sur 200 mA, fixer un cordon sur la carène.

2) Sur l'autre cordon, mettre en série une résistance de 100 ohm environ (ou un truc équivalent, p.ex. une ampoule de lampe de poche consommant 2 à 300 mA , ou une ampoule 12V 5 watts maxi).

3) mettre tout les appareil électriques en marche (les instruments, les éclairages, les feux de nav, le frigo, le guindeau, etc ...)

4) Amener la résistance (ou l'ampoule) sur le (+) batterie , lire le résultat, et de même sur le (-) batterie.

Grâce à la résistance (ou à l'ampoule) même s'il y a une fuite franche, le courant dans le multimètre sera limité et il ne sera pas détruit.

Si l'indication du multimètre vaut "0", baisser la gamme sur 20 mA. Sur une installation en très bon état, on va lire un courant de fuite de 0.01 mA à 0.1 mA sur chacune des bormes (+) et (-).

Il est primordial de faire la mesure avec "tout en marche".

S'il y a une fuite de quelques mA, couper au niveau du tableau électrique successivement les appareils en marche, on verra de suite lequel a une fuite !

mercredi 14 décembre 2005 09:56
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mesure d'amprérage
ou tout simplement utiliser un multimètre comme il se doit; c'est à dire commencer par le plus fort ampérage (10A?). (1ère leçon de TP électricité)
Il est surtout interessant de faire les mesures "à chaud" au retour de nav; nombreux sont les défauts d'isolement qui n'apparaissent qu'en fonctionnement ou à chaud (notamment pour les récepteurs résisitifs).

mercredi 14 décembre 2005 14:34
Missing
yves d

à chaud ... et aussi à froid
Bien sur à chaud mais aussi à froid, après un hivernage ou qq semaines à l'"abandon" quand l'humidité s'est suffisement installée
J'avais (sur mon GRP, désolé) un chauffe-eau qui faisait disjoncter le différentiel du quai ou de la tête de ligne à bord dans ces cas là. J'utilisais le groupe pour le "sécher".
Le chaud l'avait séché

yves.

mercredi 14 décembre 2005 14:46
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TP d'électricité
Première leçon: aucun multimètre même en 10A ne tiendra si la fuite est importante : par exemple s'il y a une mise à la masse directe de la carène dans un endroit inconnu du bateau, le courant ne sera limité que par la batterie, c'est à dire plusieurs centaines d'ampères. Au mieux le fusible interne du multimètre sautera, au pire le multimètre sera mort.

Mais chacun a bien le droit de tuer ses instruments comme il préfère

mercredi 14 décembre 2005 15:24
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fuite
une fuite de 10A n'est plus vraiment une fuite, c'est la déroute (et un court-circuit)
Une fuite de plus de 10A: ça pue (le cramé), ça chauffe (tiens il fait bon tout d'un coup dans le carré), et ça illumine (regarde papa, y'a un feu d'artifice dans le mat)
Les multimètres que j'ai utlisés dépassent alégrement les 10A sans "exploser", sur celui que j'utilise en ce moment, me suis rendu compte du dépassement à la chaleur des cables.
Mais si on tient vraiment à chercher le (GROS) cable ou récepteur à la masse (qui n'a pas encore fondu), on peut toujours utiliser une pince amperemetrique, et là c'est la batterie qui s'essouflera avant

vendredi 16 décembre 2005 18:07
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Mais non, Frablo,
je crois que tu ne connais par la définition d'une fuite sur un bateau métal ... normal, si tu n'as pas de bateau métal, tu ne peux pas tout savoir , n'est-ce pas

Ce qu'on appelle une "fuite" sur un bateau "métal" ne fait rien fumer du tout. Le terme "fuite" signifie que le courant consommé par un appareil retourne en partie (la "fuite") à la batterie par un chemin différent de celui prévu (le cablage prévu).

Les bateaux "métal" sont cablés en bifilaire et le (-) est mis à la carène couramment aux US et en GB (plus rarement en France). Mais il est important qu'aucun courant ne circule dans le fil de mise à la carène du (-) puisque tout est en bifilaire (pas de "fuite" donc). Si sur un tel bateau tu branches ton ampèremètre entre la carène et le (+) pour voir une fuite du (-) , tu fera exploser ton ampèremètre qui va recevoir le courant que peut délivrer la batterie (qques 100 à 1000 ampères). Mais rien d'autre que ton ampèremètre ne va fumer.

Je te propose de réviser la leçon numéro 2 dans ton livre de TP que tu nous conseilles souvent de lire, et je persiste à déconseiller de brancher l'ampèremètre sans prévoir une limitation de courant pour tester les "fuites" à la carène

Robert.

P.S.1. désolé Frablo, sans rancune j'espère.

P.S.2. mais chacun a bien de droit de détruire ses instruments comme il veut

vendredi 16 décembre 2005 18:29
Missing
frablo

oh je m'amuse
j'ai un bateau métal et professionnelement, j'ai passé quelques années sur des bateaux "métal", et y passe encore du temps.
Alors pour commencer, ce que tu appelles "fuite", s'appelle en fait défaut d'isolement, et l'appreil qui sert à mesurer l'isolement est un vigilohm.
Ensuite, le défaut d'isolement provient rarement d'un fil qui touche la coque, mais plutôt de poussières conductrices et oxydations qui au fil du temps deviennent de plus en plus conductrices, les milliampères additionnés finissent pas donner des dixièmes d'ampère, qui additionnés deviennent des ampères, rarement au delà, alors le multimètre à de la marge, mais rien de t'empêche d'utiliser une pince ampèremétrique si tu as concassé du charbon de bois dans ton bateau :-|
Lorsque, la "fuite" provient d'un conducteur qui touche la coque, soit c'est le fusible qui saute, soit c'est le cable qui font; rarement vu sur un bateau un conducteur capable de supporter l'ampérage de court-circuit d'une batterie.
Et là pas besoin d'ampèremètre, le simple fait de débrancher le conducteur crée un "arc".
Enfin si c'est un récepteur qui touche la masse, il y a peu de chance que ça dépasse 10A, et si c'est le guindeau ou le démarreur, tu t'en rendras vite compte aux étincelles.

Le livre de Tp, c'est une image, suis pas sure d'avoir gardé mes cahiers qui doivent être obsolètes à présent, vu la vitesse à laquelle le matériel évolue

Frablo, pas rancunier du tout.

vendredi 16 décembre 2005 19:05
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Frablo,
je pense que la difficulté est que tu cherches presque exclusivement à trouver des erreurs dans tout ce que disent les intervenants. Tout le monde fait des erreurs, surtout sur un forum où on répond vite, mais là, à force de ne chercher que les erreurs chez les autres, tu ne lis plus ni les question, ni les réponses et tu réponds toujours à côté de la question, juste pour pouvoir dire que c'est faux chez le voisin.

Là encore tu réponds à côté de la question sans faire avancer le schmilbic, mais, bof, chacun a bien le droit ... etc ...

Le cas que tu cites concerne uniquement les bateaux dont la carène est mise au (-) (ce qui est rarement le cas sur les voiliers alu en France ou la carène est flottante, mais obligatoire sur les bateaux de travail ), et lorsque la fuite concerne l'autre polarité (+).

Ton cas est donc un cas qui ne concerne pas la question posée dans ce fil, et qui n'empêchera pas l'ampèremètre de griller dans le cas dont tu ne parles pas.

vendredi 16 décembre 2005 19:46
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Nernst
Comme tout jeune lycéen curieux j'ai refait les expériences de Volta ,de Nernst et de bien d'autre.
Tout propriétaire de bateau métallique devrait en faire de mème.
Il est incroyable de voir se propager aussi rapidement la corrosion élecrolytique entre Alu et fer et encore plus entre Alu et cuivre mème avec un électrolyte aussi peu favorable que l'eau du robinet.
Il est donc indispensable avec ces coques
d'ètre vigilant. Un point annexe très désagréable est l'immense difficulté à démonter des éléments emboités ou vissés en cas de corrosion.
L'avantage immense de la légèreté se paye finalement assez cher.
Les ailes des Bréguet Atlantique ont parait il
posé de serieux problèmes au niveau des structures nid d'abeille.

mercredi 14 décembre 2005 10:08
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JPP, tout a un remède ...
si on fait les choses selon les règles de l'art, les problèmes sont quasi inexistants. C'est vrai pour tous les matériaux.

Il faut surtout éviter de "diaboliser" l'un ou l'autre matériau, sous prétexte qu'à un moment donné il y a eu quelques "charlots" qui ont fait n'importe quoi.

C'est ce qui s'est passé pour le ferrociment dans les années 70 (flower power) , pour le plastique dans les années 80 (osmose, résines mal choisies) , pour l'alu à la même époque (passe coque bronze et autres insanités), pour l'acier (flower power aussi), pour le bois avant les traitement fongicides et vermicides, etc ...

mercredi 14 décembre 2005 10:27
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merci
merci robert ,je ferai ce test en janvier.Tu parles des regles de l art mais lesquelles?
Par exemple ma quille est rapportee et donc boulonnee a la coque avec ss doute joint epoxy ou sika.Les boulons st ensuite proteges a l interieur ds des tubes plastiques bouchonnees et plein de graisse .L architecte m a explique qu il avait ce choix pour des raisons mecaniques et je n ai jamais constate de pbs, mais es ce les regles de l art? Comment savoir s il n y a pas de corosion?(sauf a demonter!!)

mercredi 14 décembre 2005 12:18
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Questions ...
parma, difficile de répondre avec si peu de données ... en ne sachant ni le type de bateau, ni son âge ! Chaque série de bateau a ses problèmes spécifiques souvent bien connus.

Pour faire simple, s'il est assez âgé et en bon état, c'est que les choses ont été faites comme il faut. S'il y a un pb de corrosion, ça se voit par des cloques de la peinture si c'est peint, ou par des bourgeons d'alumine si c'est nu. Encore faut-il savoir où regarder et quoi chercher, ce qui nécessite une certaine expérience et habitude.

Si ton bateau est un modèle assez répandu, tu trouveras sur le forum pas mal de gens qui sauront indiquer les coins à surveiller.

mercredi 14 décembre 2005 12:41

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